Ils n’ont qu’un mot à la bouche, les eurocrates, pour parler des Grecs. La « confiance ». La « confiance » a été trahie. La « confiance » a été brisée. « On »  ne fait plus « confiance » à des gens qui consultent le peuple par référendum. Ce sont des escrocs, en somme, n’est-ce pas? Arrêtons-nous cinq minutes maintenant que l’Eurogroupe a repris ses travaux et regardons ceux qui accusent!

Mario Draghi, patron de la BCE, ex banquier de Goldman Sachs, le modeste établissement qui a organisé le trucage des comptes grecs au moment du passage à l’euro;

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, ex ministre de l’Economie, architecte d’un « arbitrage » demeuré célèbre au bénéfice de Bernard Tapie;

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et « ami » du peuple grec – comme il le dit depuis des mois -, mais aussi copain des évadés fiscaux et des multinationales qui font de l’optimisation fiscale au Luxembourg, comme l’a révélé le scandale Luxleaks;

Wolfang Schäuble, ministre allemand des Finances, impliqué jadis dans un scandale concernant une donation politique de 100.000 marks dans une valise.

Et maintenant? Réfléchissez. La « confiance » n’est pas en cause, en fait. Le terme est un mot de passe, il ne renvoie plus à son sens dans ces cénacles, aujourd’hui, c’est un code, un code que les néo-libéraux s’échangent entre eux, ils ne veut dire qu’une chose: « Humilions les Grecs et chassons Tsipras! »

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