Archive for juin 2015

Manipulations des marchés et désinformations

La volatilité des marchés «pas préoccupante» (Italie)

Une augmentation de la « volatilité » sur les marchés financiers, plausible du fait de la situation en Grèce, ne serait pas particulièrement préoccupante, selon le ministre italien de l’Economie Pier Carlo Padoan. « La BCE a tous les instruments à disposition pour y faire face », déclare-t-il au quotidien Il Corriere della Sera. « La BCE peut intervenir via le QE (assouplissement quantitatif, NDLR), l’achat de titres sur les marchés nationaux pour stabiliser le spread (différentiel de taux, NDLR). Je rappelle que nous ne sommes plus en 2011: aujourd’hui les institutions sont plus solides, tout comme notre économie », a-t-il souligné.

Selon lui, l’Italie est exposée en Grèce à hauteur de « 10,2 milliards d’euros de prêts bilatéraux et de 27,2 milliards en contribution au Fonds (de secours européen). Je démens qu’un défaut grec produirait une augmentation de la dette (italienne). Tout est déjà comptabilisé », a-t-il assuré.

Lorsque vous avez besoin de trésorerie

 

Et si le gouvernement fédéral peut contrôler votre argent, ils seront en mesure de vous contrôler. Avez-vous exprimez une opinion qu’ils ne veulent pas entendre? Avez-vous appartenez à un groupe qu’ils veulent se débarrasser? Voulez-vous savoir ce qui est arrivé à l’argent des contribuables? Méfiez-vous … Avec une touche, vous pourriez être «disparu».

«Parfois, lorsque le gouvernement vous dit de faire quelque chose, il est préférable de faire le contraire», dit un voisin français. En 1944, son père était le maire adjoint d’une petite ville du sud-ouest France. Les Alliés avaient débarqué en Normandie et les Allemands tiraient leurs forces vers le Rhin. Notre ami raconte l’histoire:

« Quelqu’un avait fait sauter un camion allemand comme il est allé à travers la ville. Les gens faisaient cela. Prenant projectiles de pot à les Allemands. Le SS ne l’aimait pas. Ils se réunissaient pour le maire et quelques autres personnes. Si elles ne se sont pas sur la personne coupable, ils tueraient le maire. Ou parfois toute la ville.

Mon père a reçu un message qui lui a dit qu’il devait aller à la place de la ville. Au lieu de cela, il est allé dans les bois. Il est une bonne chose qu’il a fait. Sinon, je ne serais pas ici. « 

Quand avez-vous besoin d’une réserve de trésorerie? Lorsque le gouvernement fédéral tentent de l’interdire. Maintenez quelques dollars. Et un peu d’or. Nous nous rendons compte que notre réponse à la question du lecteur est insuffisante. Après tout, à quoi bon se encaisser après qu’il a été déclaré illégal?

Nous ne sommes pas sûrs. Peut-être que nous avons passé trop de temps en Argentine, où les gens ont des attitudes plus souples et plus subtiles aux règlements monétaires. Négociation pesos contre des dollars, sur le marché noir, est illégale. Faites-le et ils vous prennent pour un contrevenant. Ne pas le faire et ils vous prennent pour un imbécile.

Plus à venir sur cette futures mises à jour. Restez à l’écoute …

Un monde formidable. Du blog de la résistance

Historique – Vers la fin de l’Euro : Coup de tonnerre de Tsipras, les autorités se réunissent et se préparent à un « black monday » et à la clôture des banques !!! (+ sur l’or en Euros..)

CLes Grecs retirent leur argent des banques

C’est ÉNORME ce qui se passe en Grèce, je vous l’avais dit depuis des mois : ça va craquer ….

Et pas que en Grèce ; c’est l’Euro qui est fondamentalement mal conçu à la base : 27 pays avec des économies différentes, sans aucune harmonisation à aucun niveau,  ne peuvent pas avoir « une monnaie commune » 

Hé bien c’était un coup de tonnerre vendredi soir quand TSIPRAS a annoncé un référendum sur la question d’accepter les propositions des créanciers : 

Alexis Tsipras a obtenu l’aval du Parlement grec pour la tenue d’un referendum sur le plan d’aide européen. Il s’est clairement positionné contre, sans toutefois indiquer vouloir rompre avec l’Union européenne. Sans accord avec ses créanciers, le pays devrait se retrouver en défaut de paiement mardi .

La porte est ouverte à d’autres discussions avec la Grèce, a déclaré samedi à Bruxelles Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, après le rejet par l’Eurogroupe de la demande grecque d’une prolongation du plan d’aide dont bénéficie Athènes.

Critiquant la décision du gouvernement grec d’organiser un référendum le 5 juillet sur les dernières propositions des créanciers d’Athènes, Jeroen Dijsselbloem a souligné que les pays membres étaient déterminés à préserver la stabilité financière de la zone euro en utilisant tous les instruments à leur disposition.

Le président de l’Eurogroupe a ajouté que les créanciers d’Athènes étaient prêts à fournir une assistance technique au système bancaire grec.Nous sommes tous prêts à soutenir si nécessaire la Grèce après l’expiration du plan d’aide le 30 juin, a-t-il insisté.

Il a précisé que le ministre grec Yanis Varoufakis avait pris de lui-même la décision de quitter la réunion de l’Eurogroupe dans l’après-midi, avant la fin des discussions.

La zone euro va «tout faire pour éviter tout risque de contagion» de la crise grecque, après son refus de prolonger le programme d’assistance financière à Athènes au-delà du 30 juin, a assuré samedi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

La Grèce, qui risque de ne pas pouvoir rembourser 1,5 milliard d’euros au FMI le 30 juin et qui a décidé d’organiser un référendum sur les propositions de ses créanciers, provoquant une rupture des négociations, va rencontrer de «grandes difficultés dans les prochains jours», a estimé M. Schäuble.

Il a cependant assuré, tout comme plusieurs de ses confrères, que le pays restait «membre de la zone euro».

«Le refus d’une extension (de l’aide) entamera certainement la crédibilité de l’Eurogroupe comme union démocratique et je crains que le préjudice ne soit permanent», avait déclaré le ministre grec des Finances Yanis Varoufaki, dont le pays refuse les propositions avancées par ses créanciers pour éviter le défaut de paiement.

Un référendum le 5 juillet sur les exigences des créanciers

Cet Eurogroupe, le cinquième en dix jours, était considéré comme la réunion de la dernière chance pour parvenir à un accord, à trois jours d’un remboursement de la Grèce au FMI, que le pays ne peut honorer sans nouvelle perfusion financière.

Mais les négociations pour éviter à la Grèce un défaut de paiement ont pris un nouveau tour samedi, après l’annonce fracassante d’un référendum dans le pays le 5 juillet sur les exigences des créanciers, UE et FMI.

Aux yeux de Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, cette décision a «mis fin unilatéralement aux négociations. Pour le moment il n’y a plus de base pour des négociations (…), aucun des collègues à qui j’ai parlé n’a une idée de ce que l’on peut faire maintenant», a ajouté le représentant de la ligne «dure» de l’Eurogroupe.

Même incompréhension du président de l’Eurogroupe qui estime que la décision du premier ministre grec «ferme la porte à la poursuite des discussions». «Je suis très négativement surpris» par la nouvelle, a ajouté Jeroen Dijsselbloem. «C’est une triste décision pour la Grèce car cela a fermé la porte à la poursuite des discussions alors que la porte était toujours ouverte dans mon esprit, a-t-il affirmé.

«Le plan B (évoquant un défaut de paiement du pays, ndlr) est en train de devenir le plan A», estime de son côté, le ministre finlandais Alexander Stubb et l’Espagnol Luis de Guindos. «Il faut accélérer nos préparatifs» pour faire face à cette éventualité, a confirmé à l’AFP une source européenne proche des négociations.

Les institutions tentent de calmer le jeu

Mais les institutions, FMI et UE, ont montré leur volonté de calmer le jeu. Le Fonds monétaire international va «continuer à travailler» pour rétablir la stabilité financière de la Grèce, a assuré sa directrice générale, Christine Lagarde. Avec les autres créanciers, «nous avons constamment adapté nos approches, progressé dans les négociations avec un objectif double: rétablir la stabilité financière» de la Grèce et «permettre le développement de la croissance et de la compétitivité» du pays «dans le souci des équilibres sociaux», a-t-elle dit.

«Ce que nous voulons est que la Grèce reste dans la zone euro», a insisté de son côté le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, ajoutant que «l’écart qui demeure est relativement limité» entre les positions des uns et des autres. Mais il a reconnu que les discussions s’étaient interrompues à l’annonce de l’organisation du référendum.

Les propos des institutionnels ne rassurent toutefois pas les citoyens grecs. Ces derniers se sont rués sur les distributeurs pour retirer leur argent, signe que ces derniers ne croient plus au maintien de la Grèce dans la zone euro. Si le mouvement de retraits bancaires se poursuit et se transforme en panique bancaire, un contrôle des capitaux pourrait être décidé, comme cela avait été mis en place en mars 2013 à Chypre.

Et la situation dans les banques Grecques est critique : elle survivent grâce à des injections de la BCE au compte goutte, pratiquement au jour le jour, et sont à court de liquidité, les tiroirs (outre l’ELA ) sont complètement vides . (source)

Donc, la BCE avait donné 2 jours de liquidités supplémentaires ELA pour jeudi et vendredi, alors que le bank run s’était calmé ..

Mais depuis l’annonce du référendum, les Grecs se ruent sur les distributeurs et beaucoup sont déjà vides selon Zero Hedge citant 2 administrateurs de la banque centrale Grecque,  et les autorités se réunissent et préparent la fermeture des banques lundi  :

Les membres de la BCE se réunissent en conseil de stabilité bancaire à Athènes pour discuter de la situation en Grèce. Ils dévraient décider s’ils accordent ou non de nouvelles liquidités aux banques grecques. Ce conseil analyse et suit en permanence les évolutions du secteur financier. Il est composé du ministre des Finances, du vice-ministre des Finances, du gouverneur de la Banque de Grèce et de la Commission des marchés grecque.

Il devrait, selon Reuters, également convier Yanis Varoufakis, ministre des finances grec et le gouverneur de la banque de Grèce, Yiannis Stournaras et le président des associations de banquiers en Grèce.

Selon le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, le gouvernement grec envisage de fermer les banques ce lundi et de contrôler des capitaux. Mais le ministre a démenti auprès de Reuters plancher sur un contrôle des capitaux. Le ministre à précise que ces décisions seront confirmées cette nuit, a indiqué sur Twitter un responsable de la BBC. (source)

Et le bankrun Grec a pris une autre ampleur, les Grecs ont vidés littéralement les distributeurs : 

GRÈCE – Début de vent de panique à Athènes ? La Banque de Grèce « fait tout pour assurer que les distributeurs sont bien équipés en billets », ont assuré à l’AFP samedi des sources internes à la banque centrale, alors que des files d’attente s’étiraient devant de nombreux distributeurs après l’annonce dans la nuit d’un référendum sur la proposition faite à Athènes du plan d’aide financière.

Mais apparemment, la crainte d’une faillite bancaire demeure malgré les appels au calme. Même au niveau du pouvoir législatif. Comme l’a relevé le Spiegel allemand, le distributeur du parlement à Athènes serait à sec. On peut le voir sur ces photos publiées sur Twitter:

Le distributeur du parlement pris d’assaut après l’annonce du référendum par Alexis Tsipras :

All money from the ATM in Parliament has been withdrawn http://bit.ly/1Kk4L0t 

This is the ATM in Parliament building Run out of € last NIGHT !!!

Les distributeurs pris d’assaut

Un symbole pour ce pays puisque même les parlementaires grecs semblent douter d’une possible issue heureuse du bras de fer entamé par le Premier ministre Alexis Tsipras avec l’Eurogroupe.

Au niveau international, la BCE est « prête à intervenir à tout moment » pour relever le plafond de l’aide d’urgence aux banques grecques (ELA), ont par ailleurs assuré des sources bancaires grecques depuis plusieurs jours. La BCE avait dû relever ce plafond cinq fois en huit jours récemment, avant de le laisser inchangé jeudi et vendredi, les retraits s’étant calmés.

Mais dans la nuit de vendredi à samedi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé l’organisation d’un référendum le 5 juillet sur les propositions des créanciers (UE, FMI, BCE) dont il a dénoncé « l’ultimatum » posé selon lui dans leur projet d’accord formulé vendredi. Celui-ci prévoit notamment un versement de 12 milliards d’euros en quatre fois d’ici fin novembre.

Cette annonce, ajoutant surprise et confusion à la situation, a soulevé une certaine angoisse dans la population, les plus inquiets se dirigeant vers leurs banques pour retirer de l’argent:

Si ce début de « bank run » devait se transformer en véritable panique bancaire, un contrôle des capitaux pourrait être décidé, comme cela avait été mis en place en mars 2013 à Chypre.

Et on vient de l’apprendre (il était 15h), mais l:’info est démentie par Zero Hedge (18h) :

La BCE maintient les prêts d’urgence aux banques grecques

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé dimanche qu’elle maintenait à leur niveau actuel les prêts d’urgence accordés aux banques grecques, laissant de facto la porte ouverte à une solution politique pour éviter la déroute de l’économie grecque et le « Grexit ».

« Au vu des circonstances actuelles, le conseil des gouverneurs a décidé de maintenir le plafond de fourniture de liquidités d’urgence aux banques grecques au niveau décidé vendredi », selon un communiqué. Le conseil « examine avec attention la situation et ses implications potentielles pour sa politique monétaire », ajoute la BCE.

De son côté, le président de la banque centrale de Grèce, Yannis Stournaras, a promis dimanche de tout faire pour « assurer la stabilité financière » de son pays et éviter la déroute de l’économie grecque

La décision de la BCE inquiète

La BCE a annoncé qu’elle maintient ses prêts d’urgence au niveau de vendredi mais en réalité pour maintenir les banques grecques à flots et qu’elles ne manquent pas de liquidités, il faudrait accroître ce seuil, indiquent les experts.

La décision de la BCE est plus dramatique que ce que les gens imaginent. Sans une extension des prêts de la BCE, les banques grecques ne seront pas en mesure d’ouvrir, indique Karl Whelan, professeur d’économie à l’Université de Dublin.

Oh, re coup de tonnerre d’apres ZH : Draghi Gèle l’ELA grec , Varoufakis Indique à la BBC  qui’il « pense à l’imposition de contrôles de capitaux, et à la clôture banques » :

Le contexte, bien sûr, est le bluff jusqu’à la fin, avec Varoufakis affirmant que si la BCE devait arrêter le soutien aux banques grecques, alors l’Europe que nous connaissons (ou non) « aura échoué. »

 

Le problème est que la Grèce , aux yeux de la BCE, ne fait plus partie de l’union monétaire et certainement pas après le 30 Juin, si il n’y a pas « un compromis » comme Dijsellbloem a dit hier, c’est le problème du gouvernement grec – en d’autres termes, l’Europe pense qu’elle a remporté le « jeu du blâme», et le perdant est la Grèce tandis que la Grèce tente toujours désespérément à faire de l’Europe  le méchant.

Un peu moins de 24 heures avant que l’Europe n’ouvre des fins de la transaction, et un peu moins de 12 heures avant l’ouverture des marchés futures sur actions, les choses ne vont  pas bien.

Reuters ajoute que le dimanche soir, le gouvernement grec envisage d’imposer des contrôles de capitaux et la fermeture des banques du pays le lundi, selon le ministre des Finances Yanis Varoufakis , tout en affirmant que la crise ne signifie pas que Athènes devra quitter l’euro.

Varoufakis, a qui on a demandé si les contrôles de capitaux sont désormais inévitables et si le système bancaire serait fermée le lundi, a déclaré à Radio BBC dimanche:  » Ceci est une question que nous aurons à travailler la nuit avec les autorités compétentes, à la fois ici en Grèce et à Francfort. « 

Varoufakis a dit qu’il serait en pourparlers avec la Banque de Grèce et la Banque centrale européenne pour voir « ce qui peut être fait pour réduire le fardeau du refus de l’Europe sur les Grecs , et nous accorder les droits démocratiques fondamentaux ».

Il a dit que la crise et le  référendum prévu ne signifient pas que la Grèce devra nécessairement quitter l’euro mais, même si les Grecs votent pour rejeter le paquet offert par les créanciers.

« Il n’y a pas de dispositions pour quitter la zone euro . Vous ne pouvez pas sortir. Cela fait partie des traités européens. Pourquoi devrions-nous envisager même sortir de l’euro? » a t-il dit.

Affirme ZH 

Voir l'image sur Twitter

A lot of these around this morning …

Berlin et Londres (après la Pologne) recommandent aux touristes de prévoir du liquide :

Le ministère allemand des Affaires étrangères a recommandé dimanche aux Allemands se rendant en Grèce de « prévoir suffisamment d’argent liquide » alors que le pays est au bord de la déroute bancaire. Berlin invite également les Allemands en partance pour la Grèce, l’une de leurs destinations de vacances préférées, à « se tenir informés sur l’évolution de la situation via les recommandations de voyage du ministère et les médias ».

Même discours à Londres. Le ministère des affaires étrangères conseillent à ses ressortissants qui se rendent en Grèce d’y aller avec plus d’un moyens de paiement, du liquide, une carte de crédit et de débit. « Soyez certain d’avoir assez d’argent pour couvrir vos urgentes et des délais imprévisibles », recommande le ministère.

Selon ZH, Plusieurs réunions «d’urgence» ont été prévues ce dimanche pour éviter un « black monday » :

Le G-7, les agents bancaires de l’UE tiennent des réunions d’urgence alors qu’un Black Monday menace

Plusieurs réunions «d’urgence» ont été prévues pour le dimanche et les fonctionnaires de l’UE se démènent pour trouver la meilleure façon de traiter avec ce qui est susceptible d’être une semaine mouvementée et d’examiner l’impact qu’un Grexit potentiel aura sur le bloc monétaire, ses nations membres et les institutions , et sur ​​le système financier mondial dans son ensemble. Pendant ce temps, l’Allemagne évalue les dommages liés à un Grexit.

Donc, Zero Hedge avait raison depuis le début (ainsi que nous qui les relayions)  : TSIPRAS veut sortir de l’Euro, et l’Europe elle, veut faire un  exemple de la Grèce, et sous le houlette de l’Allemagne, elle veut faire tomber le gouvernement TSIPRAS depuis le début .

On apprend donc le GREXIT est de plus en plus probable, les positions étant trop antagonistes et inconcilables , on apprend que Athènes devra avoir un feu vert pour quitter l’euro

VIENNE, 28 juin (Reuters) – Une sortie grecque de la zone euro ne sera possible que si Athènes demande en premier lieu à quitter l’Union européenne et que les autres pays l’acceptent, a déclaré dimanche le ministre autrichien des Finances, Johann Georg Schelling.

Le Parlement grec a approuvé dans la nuit de samedi à dimanche la tenue d’un référendum le 5 juillet prochain sur les propositions des créanciers de la Grèce.

Les ministres des Finances de la zone euro ont, eux, refusé de prolonger le programme de renflouement qui expire mardi, jour où la Grèce, à court de liquidités, doit rembourser 1,6 milliard d’euros au Fonds monétaire international.

« Il est clair que, quelles que soient les circonstances, aucun pays ne peut faire chanter la Commission européenne et les autres pays de la zone euro« , a déclaré le ministre au journal Die Presse.

Le tournant intervenu ce week-end, empêchant le déblocage d’une dernière tranche d’aide financière, ouvre donc la voie à un défaut grec dès mardi et risque d’enclencher un processus inédit de sortie d’un pays de l’union monétaire. (Shadia Nasralla,; Nicolas Delame pour le service français) (source)

Donc, c’est un  véritable coup de poignard de TSIPRAS, un gros malin je vous l’avais dit, qui a agit avec  le courage d’Achille, la ruse d’Ulysse comme le disait SAPIR, qui est aussi un de ceux à avoir vu juste ! TSIPRAS ne pouvait faire pire (ou mieux) que ce coup de tonnerre vendredi dans la nuit . C’est épique ce qu’il a fait ! 

 Les choses vont donc maintenant devenir trés intéressantes, et la Grèce a commencé un processus qui devrait mener vers un démantèlement de l’Euro : nous vivons le début de la fin de l’Euro, rien de moins !

Ne reste plus qu’a se tourner vers la Russie et à accepter sa proposition, et ce sera aussi le début de la fin de l’OTAN comme l’a rappelé paul craig Roberts  . Et nous éviterons la 3e guerre mondiale grâce au courage des Grecs ! (car la proposition Russe c’est « un pack » qui ne se limite pas à un simple pipeline de gaz …)

Pour l’or c’est très intéressant aussi :

Déjà d’un coté La Grèce possède une quantité non négligeable d’or avec (de mémoire) 130 tonnes d’or , ce qui est ÉNORME pour un si petit pays, et sur lequel lorgnait l’Allemagne, comme je l’ai rapporté (et la CIA …)

Ce serait techniquement très difficile, mais théoriquement, la Grèce pourrait  utiliser son trésor pour garantir la nouvelle Drachme .Face à un Drachme backé par de l’or, d’une façon ou d’une autre, les autres devises papier auraient l’air bien pales . 

Une remonétisation de l’or en Grèce, Ce serait une énorme coup de poignard du petit peuple Grec dans le dos de l’Empire et des créanciers de toutes sortes de cette pyramide de ponzi qu’est notre système monétaire .

Encore mieux si les Grecs se joignent aux Russes et aux Chinois dans cette perspective .

Et cette question grecque pourrait beaucoup aider le prix de l’or, voir provoquer un retournement du marché . Ce coup de tonnerre intervient au moment où l’or allait faire un plus bas à court terme et où il était dans une tendance baissière, et où les marchés étaient fermés (WE) .

Et bien ça devrait tout changer : la question grecque a été anticipée par les marchés mais ça m’étonnerait que ce scénario ait été complètement pricé par eux (les marchés étaient fermés lors de l’annonce) .

Je m’attend donc à ce que le prix de l’or en Euros explose, ce qui serait logique , à l’ouverture des marchés tout à l’heure .

L’or devrait au moins aller directement chercher les 1224 $ voir les 1300 $ dans un 1er temps . Et l’Euro, que certains prédisaient aller à 1.20 $ avant de reprendre sa dynamique baissière face au dollar, devrait recommencer à chuter , et retourner vers une parité euro – dollar à 1 contre un .

En effet, le facteur géopolitique st un des facteurs déterminants du prix de l’or je vous l’ai déjà dit  . J’étais d’ailleurs étonné jusqu’à présent de voir le prix de l’or ne réagir que trés peu face à la question grecque .

En fait, toutes les conditions sont réunis pour une explosion du prix de l’or en Euro, voir déjà un début de retournement du marché de l’or en cas de Défaut, ce qui sera certain en cas de Grexit et pire en cas de contagion, ou d’explosion du système bancaire . 

La seule chose qui pourrait empêcher l’or de monter d’après moi, serait la manipulation (flash crash en début de séance) , mais là ce serait bien trop flagrant , ou une actu économique inattendue (déclaration forte ou action d’une des banques centrales par exemple)

Et franchement si l’or ne monte pas sur ce coup, il y a un gros problème, c’est certain, car fondamentalement là il devrait exploser . (déjà que dans le contexte macro économique actuel, le prix de l’or devrait se situer bien plus haut …)

Ce qui vient de se passer ce WE est donc HISTORIQUE , qu’on ne s’y trompe pas, c’est absolument magnifique ce qu’a fait TSIPRAS face au rouleau compresseur Européo-troikiste qui est en train d’affamer et de renvoyer le peuple grec au moyen age …

Comme le note ZH , l’avenir de l’Europe est désormais suspendu à la formulation de la question sur le référendum : les Grecs sont 80 % a vouloir rester dans l’Euro, mais aussi 80 % contre l’Austérité .

Et on peut faire confiance à Syriza pour tourner la question comme il faut  (ex « êtes vous pour ou contre l’horrible plan des créanciers, et moins 30 % de votre salaire »)

Cette question et ce référendum s’apparentent clairement à un référendum pour ou contre la sortie de l’Euro .

Avec le bank run , comme l’a précisé Sapir, TSIPRAS a délibérément laisser les capitaux sortir pour rendre acceptable une sortie de l’Euro aux Grecs , car si la future Drachme est dévaluée de 50 % et que les Grecs ont des « euros sous le matelas » , ces dernier doubleront leur pouvoir d’achat …

Le défaut (puis le Grexit) est donc la meilleure chose que puisse faire le gouvernement Grec . 

Çà arrangerait aussi l’Europe , qui espère faire tomber le gouvernement Grec , grâce au chaos qui s’annonce (c’est pourquoi il y a de fortes chances qu’il n’y ait pas de contrôles des capitaux).

Et surtout l’Allemagne, qui a tout fait  pour arriver au pied du mur : l’Allemagne en a assez de payer pour les autres, l’Allemagne ne veut pas du QE de Draghi, les Allemands ont ont assez des Grecs, mais aussi des Français, des espagnols  …. 

L’Allemagne a un plan, et c’est de faire exploser l’Euro en l’état, pour refaire un autre système, sur mesure …

Hé oui, je vous le redis : nous assistons au début de  la fin de la zone Euro . (Allez vous commencer à regarder vos billets Y de plus prés ?)

stratégies de préservation de patrimoine

 

Dans le court terme, le dollar est considéré comme une « valeur refuge ». Tant que la psychologie dominante reste le dollar devrait fournir un degré de protection pour ceux qui cherchent à éviter la contagion euro.

Actifs américains sont encore très populaires malgré des fondamentaux de plus en plus pauvres.

Les allocations aux actions et les obligations mondiales devraient être réduites.

Les espèces doivent être diversifiés et dispersés autour dans différentes banques et institutions non-européennes. Pour valeur nette élevée cherchant la préservation du patrimoine sous la forme d’espèces, de posséder quelques-uns des devises plus sûres reste souhaitable. Ceux-ci comprennent la couronne norvégienne, le dollar de Singapour, dollar de Hong Kong et le franc suisse.

L’instrument de couverture plus efficace et actif refuge reste des lingots d’or . Nous conseillons nos clients de posséder de l’or physique et l’argent dans les coffres les plus sûrs dans les territoires les plus sûrs au monde.

Origine des €

 

Belgique Z
Allemagne X
Estonie D
Irlande T
Grèce Y
Espagne V
France U
Italie S
Chypre G
Luxembourg 1
Malte F
Pays-Bas P
Autriche N
Portugal M
Slovénie H
Slovaquie E
Finlande L

Top départ ? ou pas !

BCE ne sais pas si les banques grecques seraient ouvrir sur les fonctionnaires du lundi

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Par Robin Emmott

La Banque centrale européenne lors d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi qu’il ne savait pas si les banques grecques, qui ont souffert d’importantes sorties quotidiennes de dépôt, seraient en mesure d’ouvrir le lundi, les fonctionnaires ayant une connaissance des pourparlers dit.

Les fonctionnaires ont déclaré que lors de la réunion à huis clos des ministres sur la Grèce, le président de la réunion Jeroen Dijsselbloem demandé membre du Conseil exécutif de la Banque centrale européenne Benoit Coeuré si les banques grecques seraient en mesure d’ouvrir demain.

Coeuré a répondu: « Demain, oui. Lundi, je ne sais pas « 

sources bancaires ont déclaré jeudi que, entre lundi et mercredi, les Grecs ont retiré environ 2 milliards d’euros de leurs comptes bancaires.