Archive for septembre 2014

William Kaye sur l’or, l’argent et Shanghai

sept 24, 2014

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« Je pense que nous avons atteint le plus bas, ou que nous en sommes très proches (concernant l’or), car nous sommes très bas en dessous des niveaux auxquels les gros acheteurs, genre banques centrales, achètent, surtout au moment du fix de l’après-midi du LBMA.

Nous allons également atteindre la masse critique en termes de marchés étrangers, qui semblent très prometteurs. À Shanghai, le nouveau centre d’échange a commencé ses activités 2 semaines avant la date prévue. Cette nouvelle place pourrait favoriser l’émergence d’un cours plus proche de la réalité. Ce développement ne peut être que positif pour l’or. La Chine est le plus gros acheteur au monde. Il s’agit d’une nouvelle brique pour cimenter le redressement du cours du métal jaune.

Je ne me souviens pas d’un sentiment aussi négatif sur le marché de l’or. C’est même pire qu’au plus bas de juin 2013. Tous les éléments sont donc en place pour un rebond vers 1350 $ l’once. Après cela, on verra bien ce que l’avenir nous réserve. »

Eric King : « Hier, les investisseurs positifs sur l’argent ont chuté au plus bas niveau de cette décennie. Qu’en pensez-vous »

Kaye : « récemment, l’argent a eu tendance à dicter sa conduite à l’or. Durant la dernière baisse, l’argent a décliné avant le métal jaune. Je pense donc que l’argent, bien plus volatile, a bien plus de potentiel. Les primes à Shanghai semblaient valider cette assertion. Les primes pour acquérir de l’argent physique à Shanghai sont élevées, ce qui montre qu’il n’est pas évident de trouver du métal. Cela ne peut que jeter encore plus de doute sur la légitimité du cours publié par le Comex. »

Eric King : « combien de temps pourra encore durer ce petit jeu sur les marchés papier des métaux précieux ? »

Kaye : « il est certain que ce n’est pas tenable. Mais jusqu’à quand… Dans mon esprit, il n’y a aucun doute qu’une manipulation flagrante du cours de l’or et de l’argent a lieu, et ce depuis pas mal de temps. Il est par contre difficile de dire jusqu’à quand les planificateurs centraux pourront continuer à agir ainsi.

Ce que je sais, c’est que les marchés des métaux précieux ne sont pas en équilibre. Ils sont bien trop sous-évalués pour ressembler à un marché libre. Je suis très optimiste en ce moment, car l’Occident ne pourra pas fournir du métal physique pour satisfaire l’énorme demande engendrée par ces tarifs artificiellement bas. De plus, cela a lieu depuis une bonne période de temps.

De nombreux événements nous montrent que nous nous rapprochons du moment de vérité. Nous avons vu certains pays louer leur or, comme l’Équateur. Il y a également des montages financiers en Inde qui ont été manifestement conçus pour permettre à l’Occident de mettre la main sur l’or stocké en Inde afin de poursuivre les manipulations. (…)

Eric King : « vous ne comptez pas (la baisse) parce que vous êtes un vieux de la vieille et que vous pouvez encaisser ce genre de carnage, mais que dites-vous à ceux qui n’en peuvent plus de voir cette pression qui n’en finit pas sur les métaux précieux ? »

William Kaye : « je leur conseille de continuer d’acheter de l’or et de l’argent physique, qui doit être stocké en dehors du système bancaire, et de compter leur fortune en onces plutôt qu’en monnaie papier comme le dollar. Car un beau jour, ils seront très heureux d’avoir pris cette décision.

Entre-temps, pour ceux qui ont investi de l’argent dont ils n’ont pas besoin, il n’y a aucune raison de paniquer. Ils doivent garder confiance dans le fait qu’un beau jour, tout rentrera dans l’ordre, et lorsque ce jour viendra, ils se féliciteront de leur investissement.

Pour ceux qui ont encore de l’argent dont ils n’ont pas besoin, en espérant qu’il ne soit pas dans une banque en difficulté, cet argent ne rapporte probablement rien. En fait, il y a très peu d’actifs avec le potentiel de l’or et l’argent.

Une fois de plus, les acheteurs de métaux précieux doivent conserver leurs lingots en dehors du système bancaire et être patients, car ils finiront par être récompensés. Il faut rester calme, ne pas paniquer ou laisser ces mouvements baissiers entamer la vérité qui vous a convaincu de faire un tel investissement : que le système financier actuel est voué à sa perte et qu’il devra être réinitialisé. Pour ceux qui ne possèdent pas d’or et d’argent physique, ce bouleversement sera extrêmement douloureux, car la plupart de leurs économies s’envoleront alors en fumée. »

The Silent mort du dollar américain

Pour commencer, je voudrais mettre en avant l’observation que le gouvernement américain est devenu particulièrement belliqueux militairement vers le reste du monde. Quiconque pense que les États-Unis n’est pas provoque la Russie et la Chine dans le monde entier a la tête dans le sable ou est incapable de regarder les faits en dehors de la propagande tragiquement inégale venant de Washington, DC qui est canalisé à travers le pipeline des médias américains.

La raison la États-Unis tentent d’attiser le chaos militaire mondiale est simple, le dollar américain est systématiquement retiré de son statut de réserve. La dernière preuve en est le rapport de nouvelles hier que la Chine et l’Argentine vont commencer à négocier dans leurs devises respectives, avec le règlement des transactions en yuans – PAS dollars: Nouvelles lien . S’il vous plaît noter que cette nouvelles n’est pas rapporté par les médias financiers traditionnels des États-Unis.

«Big deal», vous pourriez penser. Mais aussi pas signalés au cours des dernières années est que la Chine a été arrange tranquillement ces bi-latérales des accords commerciaux avec tous les grands partenaires commerciaux, y compris plusieurs pays européens. Récemment, la Chine a signé énormes traite avec l’Iran et la Russie au commerce de l’énergie dans leurs devises respectives. Il s’agit d’une grosse affaire. Chine et la Russie sont systématiquement dégager leurs activités commerciales du dollar.

Oui, le dollar a rebondi nettement plus élevé dans les deux derniers mois. Mais c’est parce que les principales composantes de l’indice du dollar – le yen et l’euro – ont fondu dans l’oubli. Le yuan et le rouble ne sont pas inclus dans la mesure standard de la valeur du dollar. Russie et la Chine ne se soucient pas que la valeur de leurs monnaies par rapport au dollar, autre que l’effet qu’elle a sur leurs avoirs du Trésor. Mais la Russie et la Chine déchargent lentement leurs bons du Trésor. Ils sont tous deux s’accumulent part de l’or physique sur le poing.

À la fin de Mars de la confiance GLD avait 820 tonnes d’or en elle. C’est jusqu’à 785 tonnes. Je soulève cette question parce que le marché suppose à tort que la baisse de la quantité d’or détenue dans GLD est un signe investisseurs vendent l’or. Ce n’est pas vrai. Vendre une part GLD n’est pas un élément déclencheur pour la suppression de l’or de la fiducie GLD. L’or seule façon est enlevé est si l’une des banques participant agréé met sur pied 100000 parts paniers et les échanges de lingots d’or. Note: les banques peuvent créer des actions par les emprunter. L’intérêt à court dans GLD est assez élevé. Or est retiré de GLD parce que les banques de lingots de l’Ouest (JP Morgan, HSBC, Écosse, etc) sont sur le crochet pour les demandes de papier qu’ils ont imprimés et évaluées sur le marché. Certaines de ces revendications (avant LMBA, en particulier) se retrouvent dans les mains des Chinois. Les États-Unis ne peut pas faire défaut sur ceux-ci.

Je soulève cette question parce que si vous vous demandez où que l’or de GLD a disparu, regarder vers l’Est de la Chine. Cet or est assis dans des coffres en Chine, détenue par la Banque populaire de Chine et des investisseurs privés. La Chine est systématiquement extraire autant d’or que possible de l’ouest. Chine, un d Russie, est en train de tuer méthodiquement le dollar. Les poteaux de signalisation sont là pour voir pour tous ceux qui veulent chercher.

La France emprunte sans difficulté… parce qu’elle n’hésitera pas à ponctionner l’épargne des Français

Lundi, la France a emprunté à un taux négatif, ce qui veut dire que les investisseurs perdent de l’argent, qu’ils payent pour confier leur argent ! Certes, il s’agit d’emprunts à court terme (3, 6 et 12 mois, pour un montant total de 8,2 milliards d’euros) et à des taux très légèrement en dessous de zéro (de -0,002% à -0,004%). Mais tout de même, cela ne s’était pas produit depuis mai 2013.

Au même moment, l’Allemagne a également emprunté à des taux négatifs. Cependant, la situation économique des deux pays n’a strictement rien à y voir : l’Allemagne a dégagé un excédent budgétaire sur le premier semestre, alors que la France n’arrive pas à limiter son déficit à 3% du PIB ; le taux de chômage varie quasiment du simple au double de part et d’autre du Rhin ; la balance commerciale allemande a dégagé un excédent de 200 milliards d’euros sur 2013, tandis que celle de la France affichait un déficit de 60 milliards. Et on pourrait continuer cette liste sur des pages entières (rentabilité des entreprises, pourcentage des PME exportatrices, niveau des investissements, qualité de la formation professionnelle, etc.). Comment deux pays aussi dissemblables peuvent-ils emprunter avec la même facilité sur les marchés internationaux ?

Si, ces deux pays possèdent un point commun : l’euro. Ça aide, surtout la France. Ceci dit, les investisseurs achètent de la dette française, à des conditions comparables à celle de l’Allemagne ; comment expliquer cela ? Des analystes évoquent le « Flight to quality » (fuite vers la qualité) : les abondantes liquidités cherchant à se placer à travers le monde quittent les pays émergents, peu sûrs et dont les devises peuvent décrocher et, dans la zone euro, évitent les pays périphériques. Ne restent plus que l’Allemagne, l’Europe du Nord et la France.

Cette explication est en partie vraie, mais pas suffisante. Il y en a une autre : les Français épargnent beaucoup, entre 15 et 16% de leurs revenus (contre 10% en moyenne au niveau européen), ce qui se traduit par un pactole de 3.600 milliards d’euros d’épargne financière (livrets, comptes épargne, assurance-vie) logés dans les banques et les sociétés d’assurances. À un journaliste qui lui demandait si la France pouvait faire faillite, un ancien ministre des finances (François Baroin en 2012) avait répondu que la dette de la France est un « investissement sans risque », notamment parce que « la France a un niveau d’épargne élevé ». Cet éphémère ministre avait trahi la ligne de conduite du pouvoir, par delà les alternances politiques : l’État n’hésitera pas à puiser dans l’épargne des ménages pour faire face à ses obligations (3.600 milliards d’épargne financière d’un côté, 2.000 milliards de dette publique de l’autre…). Et la qualité universellement reconnue de nos services fiscaux ne laisse aucun doute sur la réalité de cette menace. Voilà qui rassure les investisseurs internationaux. Nettement moins l’épargnant.

On sait déjà que les banques qui tombent en faillite pourront puiser dans les comptes de leurs clients pour se renflouer, en vertu d’une directive européenne, mais une règle non écrite autorise l’État à faire de même : il faut en être conscient. Et, comme la situation de la France se dégrade inexorablement (les déficits ne se réduisent pas, la croissance est à zéro, le chômage continue d’augmenter), ce scénario risque vraiment de se produire. Face aux grands investisseurs internationaux, pour lesquels il ne faut pas négliger la dimension géopolitique (les fonds de pension US, les fonds souverains du Moyen-Orient, la banque centrale de Chine ; il ne fait pas bon se fâcher avec ces gens-là), l’épargnant français devra se sacrifier pour défendre « les intérêts supérieurs de l’État ». On peut déjà imaginer, sur nos écrans de télévision, le ton compatissant, mais ferme, des plus hautes autorités de l’État nous expliquant « qu’il n’y a pas d’autre solution ». Plus le temps passe, plus l’économie française s’enfonce dans la récession, et plus ce scénario cauchemar devient probable.

 

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Comment les millionnaires comme Doug Casey se préparent à la version 2.0 de la crise de 2008 ?

 Vous l’apprendrez en lisant cette traduction de l’interview qu’il a donnée au The Mining Report.

The Mining Report (TMR) : cette année, le Casey Research Summit (séminaire) est intitulé « comment prospérer dans une économie en crise ». Quelle est la plus grande menace pour les investisseurs aujourd’hui ?

Doug Casey : nous sommes en train de quitter l’œil du cyclone géant financier qui a démarré en 2007, et nous allons nous trouver dans son sillage. Ce sera beaucoup plus grave et long, tout en étant différent de ce que nous avons vécu en 2008 et 2009. Les investisseurs devraient se préparer à la grosse tempête qui arrivera d’ici la fin de l’année, ou en tout cas en 2015.

TMR : en 2008, les marchés actions furent très volatiles. Aujourd’hui, les index semblent grimper avec une grande régularité. Pourquoi pensez-vous que nous nous dirigeons à nouveau vers le pire ?

Doug Casey : les États-Unis ont créé des trillions de dollars pour combattre la crise financière de 2008 et 2009. La plupart de cet argent dort dans les banques et n’est pas dans l’économie. Une partie de celui-ci s’est retrouvé dans les marchés actions et obligataires, en créant une bulle sur les premiers et une super bulle sur les seconds. Plus ces marchés montent, plus la chute sera importante.

MR : l’année dernière, vous aviez prédit un crash dévastateur. En sommes-nous désormais proches ? Quels sont les signes annonciateurs de l’éclatement de la bulle obligataire ?

Doug Casey : l’un des indicateurs est que les obligations poubelles (junk bonds) rapportent un peu moins de 5 % en moyenne aujourd’hui. Alors qu’il y a 15 ans, même les obligations d’État rapportaient 15 %. TMR : n’est-ce pas la conséquence de la politique des taux d’intérêt ?

Doug Casey : Oui. Les banques centrales du monde entier ont tenté de relancer leurs économies en baissant leurs taux à des niveaux jamais vus. Cela décourage les gens d’épargner, au lieu de cela ils empruntent et consomment plus. Cela crée d’énormes déséquilibres dans l’économie. Les choses devront être remises à plat tôt ou tard, probablement dans les 6 à 12 mois prochains. Il est difficile de prévoir le timing exact, cela ressemble à 2007 en pire, à la différence que cette fois, il y a un risque inflationniste. Il en découlera un chaos financier, même s’il est difficile de prédire quelle sera sa nature exacte.

TMR : Jeff Clark a déclaré qu’il achetait de l’argent pour se protéger des QE. Préférez-vous l’or ou l’argent ?

Doug Casey : l’or et l’argent sont 2 métaux différents. L’argent a plus d’applications industrielles. Il est également assez bon marché en termes réels. Son seul problème, c’est le stockage si vous en achetez de grandes quantités. C’est l’or du pauvre. 800 millions onces d’argent sont extraites chaque année, contre 80 millions onces d’or, mais contrairement au métal jaune, la plupart de l’argent est consommé au lieu d’être stocké. C’est positif. Par contre, le fait que l’argent soit principalement un métal industriel plutôt qu’un métal monétaire est un gros point négatif dans cet environnement. Mais l’argent a plus de potentiel haussier car c’est un marché plus restreint. Si 1 milliard de dollars entre en panique sur le marché de l’argent et la même somme sur celui de l’or, le cours de l’argent montera bien plus que celui de l’or.

TMR : vous dites donc que l’argent étant plus volatile, c’est positif lorsque le mouvement est haussier ? Doug Casey : c’est tout à fait correct. Et désormais, la volatilité aura lieu vers le haut. Il ne s’agit plus du cadeau de 2001, mais en termes réels, le cours de l’argent est similaire à celui de la moitié des années 60. Il s’agit donc à nouveau d’une excellente affaire. (…)

TMR : y a-t-il des zones géographiques plus intéressantes pour investir dans le secteur minier ? Doug Casey : le monde est devenu un endroit difficile pour faire des affaires. La plupart des gouvernements sont virtuellement en faillite, ils cherchent donc davantage de revenus, via les taxes et les royalties. De plus, les règles et normes à suivre sont de plus en plus nombreuses. Les coûts de l’extraction minière ont donc énormément augmenté. Les risques politiques ont également explosé. Il n’existe aucun lieu idéal pour l’activité minière aujourd’hui. Ce n’est pas comme il y a 100 ans, où les projets profitables étaient nombreux. Aujourd’hui, chaque nouveau projet se fait à long terme. L’activité minière n’a jamais été un secteur facile, mais il est aujourd’hui horrible, pire que jamais. (…)

TMR : parlons désormais des États-Unis. D’un point de vue économique et politique, le pays est-il dans un meilleur état que l’année dernière ou pas ? L’année dernière, vous espériez que l’IRS (le fisc américain) ferme plutôt que les parcs nationaux (alors que certains services publics fermaient). Doug Casey : nous sommes dans une situation pire aujourd’hui. La direction que prend le pays devient vraiment négative. Ce qui se passe à Ferguson, avec le déploiement de la police militaire, est peut-être un avant-goût de ce qui nous attend. La situation s’est détériorée au point que nous approchons une crise millénaire. »