Archive for juillet 2014

Marché de l’or : Analyse des évènements géopolitiques, économiques et bancaires récents

de http://resistanceauthentique.wordpress.com/page/2/

FRANCE-ECONOMY-PURCHASE-GOLD-FEATURE

C’est vrai qu’il se passe pas mal de choses ces derniers temps, créant plusieurs catalyseurs potentiels pour l’or : ici un bon résumé de la situation globale ; Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance (spécial été)

Beaucoup d’évènements à analyser ces dernières semaines. Comme tous les ans, il se passe beaucoup de choses en cette période de l’année.

Ces évènements sont d’ordres géopolitique, économique, financier, bancaire ou historique (fin du fixing de Londres) et ont tous une influence, à plus ou moins long terme, sur les marchés des métaux précieux.

Dans une logique d’investissement à long terme, il est préférable d’analyser en priorité les évènements de type géostratégique, puisqu’ils nous donnent une idée des évolutions lourdes à venir concernant le système monétaire international, et ce, indépendamment des fluctuations de court terme.

Mais tous ces évènements peuvent être reliés entre eux et constituer des indices qui confirment, comme je le démontre avec le reste de l’équipe rédactionnelle de Goldbroker.com depuis maintenant plusieurs années, qu’un changement de paradigme financier est en cours et qu’il aboutira, comme cela a toujours été le cas historiquement, à un retour vers une forme de standard or. Nous n’inventons rien : détenir un actif comme l’or physique a toujours été un moyen de protéger son patrimoine pendant ces phases de transition entre systèmes monétaires.

Suivre nos analyses permet donc une chose, soit de suivre les étapes de ce changement, dans un contexte de brouillard médiatique et de désinformation financière.

 

Performance des cours ces dernières semaines

Les cours ont bien performé ces dernières semaines, depuis le début de juin, sortant de leur phase de correction de long terme, avant de corriger significativement, lundi 14 et mardi 15 juillet, suite à deux nouvelles attaques sur le marché du COMEX.

A l’heure où les deux fixings de Londres sur l’or et l’argent sont remis en cause, on ne peut analyser cette nouvelle manipulation flagrante que comme un signe de désespoir de la part des manipulateurs. Pour résumer, et comme le dit Egon Von Greyerz dans un nouvel article, les manipulateurs (banques d’affaires occidentales et gouvernements) n’ont quasiment plus d’or physique à disposition et cherchent à tout prix à tuer le sentiment haussier sur les marchés afin d’empêcher un retour des investisseurs vers l’or et l’argent physique, ce qui aurait pour conséquence de faire exploser la demande, alors qu’il n’y a tout simplement plus d’or physique disponible à ces prix artificiellement bas et, donc, plus d’or physique pour assurer la convertibilité des millions de contrats papier détenus par des milliers d’investisseurs en or physique.

Ces deux nouvelles attaques, aux heures les moins liquides de la journée, constituent de nouvelles preuves de manipulation à la vue de tous. Le Gold Anti Trust Action Committee (GATA) se fera un plaisir d’ajouter ces deux nouveaux épisodes à la longue liste de preuves qu’il a pu collecter depuis une dizaine d’années. Nul doute que la BAFIN (organisme de régulation financière en Allemagne) a dû également observer avec attention le comportement des cours, lundi et mardi. La BAFIN apparaît depuis quelques mois comme le seul régulateur à s’intéresser réellement à la manipulation des cours (certainement suite au refus des USA de rapatrier ce qui ne constitue qu’une petite partie de leurs réserves d’or), puisque son directeur avait affirmé que la manipulation du marché de l’or était plus importante que celle du LIBOR.

On le voit, les enquêtes judiciaires ont progressivement migré du LIBOR au FOREX, pour enfin atteindre le marché de l’or. Cette progression est en réalité naturelle, car les manipulations (confirmées) du LIBOR et du FOREX ne peuvent être réalisées qu’à condition que l’or soit, lui aussi, également manipulé.

La presse économique et financière grand public ne parle pas de ce phénomène, ou l’effleure à peine dans les pays occidentaux, mais on sait quels intérêts financiers ces médias servent. Faire confiance à leurs analyses pour prendre des décisions d’investissement me semble suicidaire, quand on sait par exemple désormais que ce sont les banques centrales qui achètent les actions et font donc monter les marchés. Aucune trace de cette information dans les médias « financiers » traditionnels.

Ce silence médiatique contribue à exposer des millions d’investisseurs à des actifs en pleine situation de bulle (actions, bons, immobilier dans certains pays).

Quoi qu’il en soit, les manipulateurs sont, dans tous les cas, piégés, car ces krachs organisés ne font qu’augmenter le transfert d’or et d’argent physique vers l’Est (Asie, Russie, Chine, Inde) et donc leur capacité à fournir du physique au moment où plus aucun acquéreur de poids (Russie, Chine, BRICS) ne fait confiance aux formes d’or papier. Quoi qu’ils fassent désormais, la fin de leur capacité à manipuler le cours des métaux précieux se rapproche.

Le site Zerohedge a détaillé, dans deux articles (lire ici et ici), le nombre colossal de contrats or vendu afin de faire s’effondrer les cours, lundi 14 et mardi 15 juillet.

Paul Craig Roberts, ancien Secrétaire d’État au Trésor US, a lui aussi expliqué, dans un récent article, l’ampleur de cette manipulation.

Cela fait maintenant des années qu’on observe ce phénomène de manipulation des cours, ce qui peut parfois être exaspérant, tant la durée de ce phénomène est longue, mais la réalité ne peut être manipulée indéfiniment. Comme pour tout autre phénomène, les déséquilibres finissent pas être corrigés dans des mouvements cycliques de long terme.

COMEX : confirmation de la déconnexion physique/virtuel sur le site officiel du CME

J’ai publié, il y a quelques semaines, un article mettant en évidence la déconnexion entre le marché physique et le marché virtuelconcernant l’argent. Nous en avons une autre preuve en regardant de plus près la définition officielle des contrats futures sur l’argent sur le site officiel du CME. Nous pouvons y lire, en bas de la page, dans les « faits à savoir concernant les contrats », que, je cite, « price may be managed separately from physical supply », traduction : « le prix peut être déterminé indépendamment de l’offre physique ». Confirmation d’une déconnexion, donc, dans la détermination du prix de l’argent sur les contrats futures. Or nous savons, comme l’explique Paul Craig Roberts, que ce sont encore pour le moment ces contrats papiers à terme qui déterminent le prix de l’argent. Personne ne peut savoir, dans ce contexte, la valeur réelle de l’argent physique, étant donné la quantité de contrats papier qui flottent au-dessus d’un tout petit marché d’argent physique disponible.

Risque de confiscation de l’or en Allemagne ?

Le site allemand Goldreporter.de a eu la confirmation que la BAFIN avait demandé aux banques des informations concernant les clients ayant investi dans l’or, nourrissant rapidement des rumeurs de confiscation à venir de la part des autorités allemandes.

Je ne suis pas de cet avis ; la BAFIN est, depuis quelques mois, le seul régulateur qui parle ouvertement de la manipulation des cours, et est certainement à l’origine du retrait de la Deutsche Bank du fixing de l’or à Londres.

Dans un contexte où l’Allemagne a également essuyé le refus des USA de leur livrer rapidement, ne serait-ce qu’une petite partie de leur réserves d’or stockées à la Fed de New York, et où l’Allemagne semble prendre ses distances avec les USA pour se tourner vers la Russie et la Chine (l’Allemagne vient d’exclure le chef de la CIA en Allemagne en raison de révélations d’espionnage).

Je pense que la BAFIN cherche plutôt à savoir le niveau d’exposition des investisseurs allemands à la fraude que représentent les contrats d’or papier.

La BAFIN sait que le cours de l’or est manipulé, elle l’a affirmé, et cet audit traduit plutôt une inquiétude de sa part quant aux conséquences de l’implosion du marché de l’or papier sur les investisseurs allemands.

Cet audit de l’or concerne d’ailleurs uniquement, ce qui est révélateur, les dérivés et certificats sur l’or vendus par les banques et fonds d’investissement aux investisseurs allemands, et non les ventes d’or physique. A ma connaissance, aucune information n’a été demandée aux sociétés de stockage d’or physique.

La BAFIN s’inquiète donc probablement d’une implosion à venir des dérivés sur l’or.

Aux niveaux financier et bancaire maintenant, une série d’informations confirment que la situation est préoccupante (elle l’a toujours été en réalité depuis l’effondrement de 2008) et révèle la fragilité du système bancaire international. La situation se dégrade à nouveau et les épargnants devraient en prendre note.

Les banques sous-estiment leurs risques

Comme le précise Philippe Herlin dans cette récente analyse pour Goldbroker.com, selon certains analystes, les banques auraient révisé leurs modèles de risque de façon à abaisser leurs niveaux de fonds propres requis, en sous-estimant le risque et en présentant une valorisation optimiste des actifs.

C’est la BRI qui l’affirme dans son dernier rapport, le 84ème rapport annuel. La BRI, « banque centrale des banques centrales », est notamment chargée d’édicter les normes prudentielles des banques commerciales dans le monde (Bâle III).

Leur sous-estimation des risques les rend plus fragiles face à un événement imprévu.

Or, justement, des évènements imprévus se manifestent ces dernières semaines :

La première banque autrichienne (Erste Bank) et la première banque portugaise (Banco Espirito Santo) ont annoncé de sérieuses difficultés. Un bank run a même eu lieu en Bulgarie.

On comprend mieux l’annonce récente de Mario Draghi, président de la BCE, concernant le lancement éventuel d’un plan d’aide de 1,000 milliards d’euros à destination des banques, même s’il affirme que le but est de relancer le crédit.

Dans le même temps, le FMI revient à la charge sur la saisie des comptes bancaires.

Le quotidien allemand Die Welt rapportait que le Fonds monétaire international (FMI) a publié, le 22 juin, un nouvel appel à se servir dans les comptes bancaires des épargnants pour payer les dettes des Etats (une fois que ceux-ci auront, bien entendu, renfloué les produits dérivés des banques).

« Le FMI prépare une nouvelle ronde d’expropriation pour les épargnants »

Aux USA, la SEC va officialiser une loi rendant impossible (on ne sait pas si c’est temporaire ou non) la récupération (rédemption) de fonds investis dans certains fonds d’investissement de type « Money Market Funds », une forme de bail-in ou de contrôle de la fuite des fonds en cas de crise.

Dans ce cas précis, ce sont les sommes investies dans des fonds qu’il sera impossible de récupérer.

 

Terminons enfin par les évènements géopolitiques. Des changements colossaux sont en cours ; leur réalisation prend du temps mais la tendance ne sera pas inversée : le mouvement de rejet global du dollar est désormais une réalité concrète. Le rejet du dollar rend obligatoire la mise en place d’un nouveau système monétaire international, et les BRICS s’y préparent activement, devant le refus des pays occidentaux de modifier l’actuel système.

BRICS : Lancement d’une nouvelle banque de financement concurrente du FMI

La Banque des BRICS est désormais une réalité. Dans mes articles, depuis 2011, j’ai parlé souvent d’événements à venir qui confirmeraient la remise en cause du système monétaire actuel : la création de cette banque des BRICS en est une étape importante.

Le cas de l’Allemagne :

L’Allemagne, excédée par plusieurs facteurs, dont la politique monétaire laxiste de la BCE, à laquelle elle s’est longuement opposée, le refus de rapatriement dans un délai court d’une partie de ses réserves d’or stockées à la Fed de New York, et les révélations d’espionnage sur son propre sol par les USA, est en train de prendre ses distances avec l’influence destructrice des pays anglophones et de l’Europe, pour se rapprocher de l’Est (intégration dans la Zone d’échange eurasiatique) et des BRICS.

Je ne serais pas surpris de voir l’Allemagne quitter l’Union européenne pour intégrer les BRICS qui, comme nous l’avons vu, sont en train de jeter les bases d’un nouveau système monétaire via leur nouvelle banque de développement, en opposition complète avec le FMI.

Difficile de reprocher aux BRICS de vouloir prendre leurs distances avec une institution destructrice et prédatrice (cas récent de l’Ukraine : le FMI a accordé un prêt de 17 milliards à condition que l’Ukraine s’engage à ne pas perdre le contrôle des territoires à l’est).

Un FMI qui ne propose comme évolution que la mise en place de SDR (special drawing rights), nouvelle expérience de monnaie papier, sans aucune modification des droits de vote, alors que de nombreux pays y sont sous-représentés.

La position de l’Allemagne ne doit pas être confondue avec la position d’Angela Merkel, à qui il est reproché, notamment par les industriels allemands, de ne pas tenir compte des intérêts commerciaux de l’Allemagne avec la Russie. Sa position ne reflète pas les intérêts de la base industrielle et commerciale de l’Allemagne, ce qui la conduira certainement vers la sortie ou une fin de mandat anticipée, puisqu’elle-même parle ouvertement de quitter ses fonctions avant la fin de son mandat en 2017.

Cette démission anticipée, s’il elle se confirme, révélera la fin de l’influence des cercles politiques, bancaires et financiers en Allemagne, et la prise de contrôle des décideurs industriels. Comme toujours, ce sont les intérêts commerciaux qui finissent par dicter les orientations stratégiques d’un pays.

Le comportement de l’Allemagne, un des piliers de l’Union européenne, est à surveiller de près dans les mois qui viennent. Son basculement vers l’Est une fois réellement officialisé, probablement en réaction à la prochaine crise financière attendue pour la fin 2014/début 2015, aura des conséquences rapides et sévères sur l’Union européenne et la survie de l’euro.

Mouvement de dé-dollarisation et défiance envers le leadership américain

Les sanctions contre la Russie sont en train de se retourner contre les USA, puisque neuf pays européens sont prêts à les ignorer, la Russie représentant un partenaire commercial plus important que les USA pour certains pays européens.

Par ailleurs, ces même pays considèrent que le Transatlantic Trade & Investment Partnership (TTIP), poussé par l’administration Obama, est une tentative d’annexion de l’Europe dans un OTAN économique au seul profit des grandes entreprises US. Rappelons que ce traité placera les intérêts des grandes entreprises au-dessus des intérêts nationaux.

L’influence de la Russie en Europe, en raison de liens commerciaux et énergétiques qui ne peuvent être remis en cause, conduit les pays européens à ignorer les sanctions et à progressivement remettre en cause l’utilisation du dollar.

Cette remise en cause de l’utilisation du dollar a d’ailleurs été annoncée publiquement, récemment, par deux Français. On peut espérer que la France suivra l’Allemagne dans ce mouvement de rapprochement vers l’Est.

TOTAL : Christophe de Margerie, son dirigeant, a annoncé qu’il ne voyait aucune raison au maintien des achats de pétrole en dollars, ajoutant qu’il faisait parfaitement sens d’utiliser d’autres monnaies internationales dans le règlement de ces transactions.

Cette remise en cause du pétrodollar par le dirigeant d’une des plus grandes sociétés pétrolières au monde est tout sauf anodine, quand on sait que la stabilité du dollar repose principalement sur le fait que le pétrole s’échange en dollars, ce qui soutient automatiquement son cours.

Depuis 2013/2014, la remise en cause directe de l’utilisation du dollar ne provient donc plus de petits pays considérés « conflictuels » comme la Lybie, l’Irak ou l’Iran, mais directement de hauts dirigeants de pays d’importance qui ne peuvent être réellement inquiétés par des pressions économiques, voire militaires (Russie, Chine).

Un autre exemple :

Banque de France : le président de la Banque de France, M. Christian Noyer, qui est également membre du conseil de gouvernance de la Banque centrale européenne, a annoncé que les sanctions contre la BNP inciteraient les entreprises à rejeter massivement le dollar.

Il annonce clairement que « les transactions commerciales entre la Chine et l’Europe doivent être réalisées en euros, en renminbi. Arrêtons d’utiliser le dollar ; cette affaire (sanctions contre la BNP Paribas) laissera des traces ».

Les sanctions que les USA imposent directement à ses partenaires européens, ou leur demande d’appliquer contre la Russie, au moment où le Traité transatlantique (TTP) est négocié, ne sont pas du tout appréciées, voire tout simplement ignorées, avec des conséquences directes sur le dollar.

Vers un nouveau système monétaire

Tous les évènements que j’ai pu citer participent à la tendance de fond, soit la migration vers un nouveau système monétaire.

L’or physique migre vers l’Est (Russie, Chine), et entraîne une redistribution du pouvoir et de la capacité d’influence. On le voit avec la Chine et la Russie qui imposent progressivement leur volonté, mais de manière plus consensuelle, avec une grande majorité de pays qui souhaitent mettre un terme à la domination américaine rendue possible par leur capacité (privilège) d’émettre la monnaie de réserve internationale.

L’adage « celui qui détient l’or (physique) impose les règles » est plus que jamais d’actualité. L’annonce de la création de la banque BRICS est la première pierre du nouvel édifice monétaire international. Reste à attendre la première annonce officielle venant de l’Est d’un nouveau mode de règlement des échanges commerciaux internationaux basé sur un ou des actifs tangibles, dont l’or. S’en suivra certainement ensuite, très logiquement, l’annonce de la convertibilité en or de certaines monnaies, voire la création d’une nouvelle monnaie convertible en or.

 

Fabrice Drouin Ristori

Fondateur/Dirigeant Goldbroker.com


 Le vrai coût de la production de lor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis des siècles, l’or est utilisé pour produire et mesurer la richesse. Les différentes sources nous indiquent que 52 % de l’or est utilisé dans la joaillerie et la décoration.

18 % de l’or est contrôlé par les banques et le reste est utilisé par les investisseurs.

On doit également ajouter l’utilisation de l’or dans l’industrie et on estime que cela représente 10 % de la production mondiale avec l’avènement des produits technologiques.

Selon le World Gold Council, on a extrait près de 2700 tonnes d’or en 2011 et 1600 tonnes ont été recyclées.

L’or est un métal stable, malléable et qui ne perd jamais de sa brillance. Ces trois points font que ce métal est très apprécié par l’industrie grâce à cette durabilité.

LES PRÉDICTIONS DE L’OR SUR LE FUTUR

L’or va considérablement augmenter de sa valeur dans le futur. 2 raisons logiques vont renforcer cette tendance. La première est l’augmentation de la demande et la seconde est la raréfaction du métal.

En effet, il est de plus en plus difficile de trouver de nouvelles mines et les filons actuels ne sont plus aussi productifs qu’autrefois. L’or physique est disponible en quantité limitée sur Terre et selon les prévisions, il n’y aura plus un seul gramme d’or dans les mines dans 20 ans. On utilisera principalement de l’or recyclé.

LES COÛTS DE LA PRODUCTION DE L’OR

La production de l’or n’est pas aisée et elle coûte très cher. En général, on distingue 8 étapes pour une mine d’or :

  1.  L’exploration
  2.  Les préliminaires de l’exploration
  3. L’évaluation
  4. La construction de la mine
  5. La production
  6. La réhabilitation
  7. La surveillance et l’évaluation
  8. L’abandon de la mine

Parmi toutes ces étapes, la 4 ème, la 5 ème et la 6 ème sont les plus chères. La construction de la mine, la production et la réhabilitation. Cette dernière consiste à restaurer l’environnement lorsqu’on n’avait pas encore construit la mine.

Et la construction de la mine nécessite des galeries, des réseaux routiers, des centres de traitement et en général, cette étape peut prendre plusieurs années.

Et même si on a la mine, l’extraction de l’or est encore plus complexe. On ne va pas s’attarder sur des détails complexes, mais sachez qu’il faut dégager des quantités gigantesques de terre, de gravier et d’eau pour atteindre l’or et le remonter à la surface.

 Le vrai coût de la production de lor

LE CALCUL DU PRIX DE L’ONCE D’OR

A l’heure où on écrit ces lignes, une once d’or équivaut à 1250 dollars. En février 2014, le World Gold Council a publié que la production de l’or (toutes les étapes précédentes) équivalait à 1200 dollars pour une once.

Si on se base sur ce chiffre, alors une baisse du prix de l’once rendrait l’or trop cher pour les investisseurs, car on ne pourrait plus amortir les coûts de production. D’autres firmes avancent des chiffres similaires.

Ainsi, Barclays estime que le coût moyen de production est d’environ 1 104 dollars pour une once tandis que le gouvernement australien nous donne le chiffre de 1000 dollars par once et il ajoute que c’est une augmentation considérable par rapport aux prix des dernières années.

En 2012, on a miné environ 2700 tonnes d’or et si on se base sur un prix de 1100 dollars par once, alors on a un secteur qui vaut près de 105,6 milliards de dollars.

LE PRIX ENVIRONNEMENTAL DE LA PRODUCTION DE L’OR

Si on se base uniquement sur le coût financier, on voit que la balance entre le prix de production et celui de la vente est plutôt juste. Mais si on ajoute le prix environnemental, alors on s’aperçoit que la production de l’or est catastrophique d’un point de vue écologique.

Au cours des dernières années, plusieurs revues scientifiques ont tenté de mesurer l’impact environnemental de la production d’or et on peut les résumer par les points suivants (en se basant sur 2700 tonnes).

  • 475 millions de Gigajoules consommés
  • 810 milliards de litres d’eau
  • 54 millions de tonnes de CO2 (gaz à effet de serre)
  • 400 millions de tonnes de cyan-ides
  • 4 milliards de tonnes de pierres

LE PRIX POUR RECYCLER L’OR

On a mentionné que dans le futur, il faudra recycler l’or pour continuer à l’utiliser dans l’industrie. Le coût du recyclage est inférieur à celui du minage, mais cela nécessite quand même des infrastructures.

Par ailleurs, il faut des centres pour chaque type d’or. Ainsi, il faut des infrastructures pour recycler de l’or en 14 carats et une autre pour une qualité d’or supérieure.

En utilisant les références de recyclage provenant d’autres minerais (plastique, aluminium, verre), il faudra environ 780 dollars pour recycler une once d’or, soit environ 40 milliards de dollars par année selon la production actuelle.

LE PRIX DE L’IMPACT SOCIAL

L’impact environnemental est assez important, mais il faut aussi ajouter le prix social. Une grande partie de la production de l’or provient des terres appartenant à des particuliers.

Dans certains cas, l’obtention de ces terres est plutôt douteuse. Par ailleurs, certains pays utilisent leurs ressources d’or pour financer des guerres ou pour rester au pouvoir.

Pour prendre un seul exemple, on estime qu’on a extrait près de 600 millions de dollars d’or au Congo. Ce pays est ravagé par la guerre depuis 20 ans avec des exactions sur les femmes et les enfants et la montée en puissance des seigneurs de guerre.

Et même si une entreprise possède légalement la mine, on ne doit pas oublier les conditions de travail et les salaires de misère des mineurs. Récemment, on a vu de nombreuses grèves des mineurs, car les conditions de travail font que les accidents et les éboulements sont extrêmement importants.

Et les pays pauvres sont les plus touchés. En Afrique du Sud, on totalise près de 50 000 morts entre 1911 et 2011. Certes, les choses se sont améliorées depuis 2001 avec de nouvelles lois protégeant les mineurs, mais l’Afrique du Sud compte toujours le plus de morts dans ses mines comparées aux USA ou à l’Australie.

Et on parle uniquement des morts, mais on ignore le nombre de personnes souffrant de maladies respiratoires, de tuberculoses, d’empoisonnement aux métaux qui sont provoqués par la production d’or dans le monde.

LES FRAUDES SUR L’OR

On voit que le prix de l’or est largement sous-estimé et qu’il y a des impacts sociaux et environnementaux qu’il faut prendre en compte. Pour enfoncer le clou, on peut aussi parler des affaires de fraudes sur l’or. En 2001, la fraude sur le métal jaune a coûté 300 millions de dollars aux Américains. Et l’affaire BRE-X est la plus célèbre dans ce secteur puisqu’il s’agissait d’une arnaque de près de 6,5 milliards de dollars concernant l’or. Les médias et les publications manquent cruellement sur ce sujet et on peut penser qu’il y a toujours autant de fraudes sur l’or à cause de l’opacité de ce secteur.

http://www.47carat.com/16233/production-or/

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Banker Décès à monter à 15, comme Goldman Sachs Directeur Général retrouvé mort

Melissa Melton
Militant Poster

Un autre banquier de haut niveau a été retrouvé mort.

Nicolas Valtz, un directeur général de 39 ans chez Goldman Sachs Group Inc. à New York, a été retrouvé mort dimanche après-midi dans Napeague Harbor, où il avait passé aurait tôt dans la journée de kiteboard. Corps Valtz ‘a été trouvé encore attaché à son cerf-volant.

Kiteboarding, aussi appelé le kitesurf, combine des éléments de la planche à voile et le parapente qui peuvent recueillir des vitesses allant jusqu’à 40 mph. Son frère a déclaré à Bloomberg que Valtz était encore nouveau dans le sport.

«En tant que directeur des ventes croisées d’actifs, il a contribué à la gestion des commandes pour les clients commerciaux et Pitch les produits et d’idées entre les différents types de titres. Sa femme, Sashi Valtz, travaille aussi chez Goldman Sachs en tant que chef des ventes mondiales tiers recherche, selon son profil LinkedIn « , Bloomberg a rapporté .

Alors que la majorité des articles ont clairement que la police poursuit son enquête sur cet incident et la cause du décès est encore inconnue, le Daily Mail déjà couru avec le titre «directeur général de Goldman Sachs, 39, retrouvé mort après kitesurf accident ».

L’incident marque le 15e rapporté la mort d’une banque et la finance dirigeant ces derniers mois , il ya quelques semaines , Directeur exécutif de JP Morgan Julian Knott abattu sa femme Alita à mort avec un fusil de chasse avant de retourner l’arme contre lui.

Zéro Hedge posté le récapitulatif des décès récents de banquier ci-dessous après une banquière de 52 ans à Bred-Banque Populaire-de France a sauté du 14e étage de Paris le siège de la banque en Avril:

* Remarque: Le nombre n’est pas réellement 16, comme n ° 2 sur la liste Karl Slym n’était pas réellement un banquier, mais le directeur général d’une grande entreprise automobile.

1 – William Broeksmit, ancien cadre supérieur de 58 ans à la Deutsche Bank AG, a été retrouvé mort à son domicile après un suicide apparent dans South Kensington à Londres, le 26 Janvier.

* 2 – Karl Slym, directeur général de 51 ans Tata Motors Karl Slym, a été retrouvé mort sur le quatrième étage de l’hôtel Shangri-La à Bangkok le 27 Janvier.

3 – Gabriel Magee, 39 ans employé JP Morgan, est décédé après une chute du toit du siège de JP Morgan européenne à Londres le 27 Janvier.

4 – Mike Dueker, 50 ans, économiste en chef de la banque d’investissement américaine a été retrouvé mort près de la Tacoma Narrows Bridge dans l’État de Washington.

5 – Richard Talley, le 57-year-old fondateur d’American Titre services à Centennial, Colorado, a été retrouvé mort tôt ce mois-ci après avoir apparemment se tirant une balle avec un pistolet à clous.

6 – Tim Dickenson, un directeur de la communication du Royaume-Uni à Swiss Re AG, également décédé le mois dernier, mais les circonstances de sa mort sont encore inconnues.

7 – Ryan Henry Crane, un cadre de 37 ans chez JP Morgan est mort dans un prétendu suicide il ya quelques semaines. Aucun détail n’a été publié sur sa mort en dehors de cette petite annonce nécrologique au Stamford Daily voix.

8 – Li Junjie, 33 ans, banquier de Hong Kong est passé de l’état-major JP Morgan il.

9 – James Stuart Jr, ancien de la Banque nationale de commerce PDG, a été retrouvé mort à Scottsdale, en Arizona, le matin du 19 février Un porte-parole de la famille n’a pas dit ce qui a causé la mort..

10 – Edmund (Eddie) Reilly, 47 ans, commerçant à Vertical Group de Midtown, s’est suicidé en sautant dans l’avant du train LIRR.

11 – Kenneth Bellando, 28 ans, commerçant à Levy Capital, anciennement analyste de la banque d’investissement de JPMorgan, a sauté à sa mort de sa 6ème étage appartement de l’East Side.

12 – Jan Peter Schmittmann, 57, l’ancien PDG de la banque néerlandaise ABN Amro retrouvé mort à la maison, près d’Amsterdam avec sa femme et sa fille.

13 – Li Jianhua, 49, le directeur de la Commission de Régulation bancaire de Chine est mort d’une crise cardiaque.

14 – Lydia _____, 52 – a bondi à son suicide du 14e étage de Bred-Banque Populaire à Paris.

Dans d’autres nouvelles , le milliardaire Jeremy Grantham, co-fondateur et directeur de la stratégie d’investissement d’une entreprise basée à Boston la route 117 milliards de dollars en actifs sous gestion, dit-il est positif un autre accident de marché boursier horrible arrive et sera « pas comme les autres » le moderne monde a vu …

Newsmax argent Nouvelles a annoncé hier :

« Nous n’avons pas le droit d’être surpris par un accident grave et imminent marché boursier», explique Mark Spitznagel, un gestionnaire de fonds de couverture qui est connu pour son extrêmement rentable pari milliards de dollars sur la crise de 2008. « En fait, nous devons absolument attendre. »

Investisseur milliards de dollars de Warren Buffett est répandu pour se préparer à un accident ainsi. Le «Warren Buffett indicateur, » également connu sous le nom « Total-Marché-Cap par rapport au PIB, » viole le statut de vente d’alerte et un effondrement peut se produire à tout moment.

« Selon la BRI : si nous étions préoccupés par l’endettement excessif en 2007, nous ne pouvons pas être plus détendus aujourd’hui… !! »

Panic button

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

C’est encore et à nouveau à Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph, dont je pense qu’il est actuellement le meilleur journaliste économique d’Europe, que l’on doit ce papier passionnant où il est allé écouter pour nous tous Jaime Caruana qui n’est rien de moins que le patron (fort peu médiatique) de la BRI, la banque centrale des banques centrale, BRI signifiant « banque des règlements internationaux ».

Jaime Caruana s’adressait aux participants du XXIIIe Congrès international des banques à Saint-Pétersbourg et voici ce qu’il a dit… Vous pourrez constater que lui aussi est un « grand optimiste »… ce qui non seulement est ironique mais surtout, au-delà, me rassure sur mon « pessimisme » qui à en croire l’ensemble des déclarations récentes et de plus en plus nombreuses commence à s’avérer plus que fondé.

« L’économie mondiale est tout aussi vulnérable à une crise financière comme celle de 2007, avec le danger supplémentaire que les ratios d’endettement sont maintenant beaucoup plus élevés et que les marchés émergents seraient également cette fois directement concernés. »

Il est vrai, bien que personne n’insiste là-dessus, que les dettes souveraines ont très fortement augmenté depuis 2007, ce qui est très compréhensible dans la mesure où les États ont dû aussi bien sauver quelques banques à coup de dizaines de milliards et financer quelques menus plans de relance à l’aide de centaines de milliards… Évidemment, cela n’aide pas à l’équilibre des finances publiques, sans oublier le coût de la crise sur les volets sociaux avec l’indemnisation de millions de chômeurs supplémentaires à travers le monde.

Pour Jaime Caruana, « les investisseurs ignorent le risque de resserrement monétaire dans leur quête vorace au rendement. Les marchés semblent ne considérer qu’un spectre très étroit d’options possibles. Ils ont acquis la conviction que les conditions monétaires resteront facile pour un temps très long, et vont certainement beaucoup plus loin que les banques centrales souhaitent le faire »…

Cela revient à dire que les taux pourraient remonter d’une façon beaucoup plus surprenante et imprévisible en tout cas pour les investisseurs qui, dès lors, se trouveraient piégés par l’explosion de la plus grosse bulle obligataire de tous les temps.

M. Caruana a insisté sur le fait « que le système international est à bien des égards plus fragile que lors de la faillite de Lehman Brothers. Les ratios d’endettement dans les pays développés ont augmenté de 20 points de pourcentage à 275pc du PIB »… En clair, nous sommes dans une merde noire mais personne ne vous le dira trop fort.

Enfin, pour le patron de la BRI, le risque de krach boursier n’est même plus un risque mais une évidence.

« Les marchés boursiers sont devenus euphoriques. La volatilité a chuté à un plus bas historique. Les actions européennes ont augmenté 15 % en un an malgré une croissance proche de zéro et une baisse de 3 % des bénéfices attendus… » Pour vous aider à décoder, disons que le krach n’est qu’une question de temps, mais comme l’a très justement précisé Monsieur Caruana en refusant de se prononcer sur le moment de l’éclatement de cette bulle boursière, « comme l’a dit Keynes, les marchés peuvent rester irrationnels plus longtemps que vous pouvez rester solvables »…

Retenez donc que lorsque les marchés sont devenus aussi dangereux et malgré l’appât du gain que de gentils conseillers n’hésiteront pas à vous faire miroiter en sortant les beaux graphiques pour vous montrer toute la hausse que vous avez déjà loupé, il est grand temps d’hésiter justement et de ne pas se précipiter jouer son argent au grand casino de la Bourse.

Nous allons vers un nouvel épisode paroxystique de la crise

La conclusion est assez simple et de plus en plus de voix et pas des moindres n’hésitent plus à mettre en garde ces derniers jours et ces dernières semaines sur les risques de « ruine », « d’effondrement », de « reset » ou encore de « krach », le tout alors qu’il est évident qu’aux USA la croissance patine tellement que les États-Unis ont connu une récession de presque 3 % au premier trimestre et qu’en Europe, la déflation guette l’ensemble des pays du sud y compris la France.

Lorsque l’on prendra conscience que tout va très mal et que la reprise économique tant vantée n’est jamais arrivée, alors ce sera l’heure des comptes et ce jour-là, croyez-moi, vous aurez intérêt à avoir quelques pièces d’or et d’argent, une maison tout équipée avec tout plein de réserves de raviolis… Vous pouvez aussi continuer à croire que tout va bien se passer mais cela ne semble pas être le cas de Jaime Caruana et il n’est vraiment pas n’importe qui.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site.

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BRI : « Le prochain effondrement sera encore plus dévastateur »

La Banque des règlements internationaux est un nom plutôt ennuyeux, et très peu de gens savent ce qu’est réellement cette organisation.

En réalité…

C’est le cœur de notre système financier mondial centralisé.

Ainsi, lorsque Jaime Caruana parle, les gens devraient écouter :

« Le système financier mondial est actuellement plus fragile à bien des égards qu’il ne l’était juste avant l’effondrement de Lehman Brothers ».

Parlant des marchés financiers, Caruana a également déclaré :

« Les marchés peuvent rester irrationnel plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable ».

En d’autres termes, le comportement des marchés financiers est complètement déconnecté de la réalité économique, et à un moment donné, une correction massive est à prévoir.

Selon un récent article paru dans le Telegraph rédigé par Ambrose Evans-Pritchard, Caruana est extrêmement préoccupé par la hausse des niveaux d’endettement et le niveau actuel d’euphorie sur les marchés financiers :

« L’économie mondiale est tout aussi vulnérable qu’en 2007, avec le danger supplémentaire que les ratios d’endettement sont maintenant beaucoup plus élevés » (…)

« Les marchés semblent ne considérer qu’un spectre très étroit de résultats possibles. Ils ont acquis la conviction que les conditions monétaires resteront facile pour longtemps » (…)

Décryptons ceci :

1- Le prochain effondrement fera encore plus de dégâts par la démultiplication du crédit

2- Les joyeux investisseurs « moutons » sont abrutis par ce que font les banques centrales…

Devons-nous donc faire confiance à la Banque des règlements internationaux ?

Allons plus loin…

Le Pouvoir Suprême de la Banque des Règlements Internationaux…

C’est une organisation très secrète que très peu de gens connaissent, mais qui détient un pouvoir totalitaire sur les monnaies papier mondiales.

Aujourd’hui, 58 banques centrales mondiales appartiennent à la BRI…

La Banque des Règlements Internationaux est une organisation qui a été fondée par l’élite mondiale et elle fonctionne pour le bénéfice de cette élite…

Elle est destinée à être l’une des pierres angulaires du système économique d’un Nouveau Monde émergent.

Pour aller plus loin…

  • Elle est située à Bâle, en Suisse, et elle a des succursales à Hong Kong et à Mexico.
  • Une banque centrale non élue qui a l’immunité complète à la fiscalité et aux législations nationales.
  • Elle a été utilisé pour blanchir l’argent des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale…
  • Tous les deux mois, les banquiers centraux du monde entier se réunissent à Bâle pour une « réunion sur l’économie mondiale »

Pour mieux comprendre, voici un graphique qui illustre parfaitement son fonctionnement :

Lionel Ségaut diffuse des informations économiques cachées du grand public et il apprend à des milliers de

Egon von Greyerz sur la fragilité des banques + prédictions or pour les semaines à venir

Encore une fois, Egon von Greyerz excelle dans l’art de la synthèse. Dans sa dernière interview sur KWN, il dresse la liste des problèmes qui gangrènent l’économie mondiale en évoquant chiffres et événements d’actualité, et notamment le douloureux rappel de la fragilité des banques européennes, tout en dévoilant ses dernières prédictions pour l’or.

egon-von-greyerz-Or

« Les fissures de l’économie mondiale ne cessent de s’agrandir jour après jour. Nous sommes sur le point de voir ces fissures devenir des trous noirs. L’une des plus grosses banques du Portugal est désormais sous grosse pression financière (Espirito Santo). En Autriche, la partie est terminée pour Hypo Alpe Bank. Erste Banke est également sous grosse pression à cause de pertes colossales sur des crédits hypothécaires libellés en francs suisses qui ont été accordés en Hongrie et en Roumanie.

Cela fait un moment que nous parlons des méthodes utilisées par les banques européennes pour maquiller leur véritable endettement. Cela ne concerne pas que l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce, mais aussi la France.

En Allemagne, la Deutsche Bank, qui utilise un effet de levier de 50, a aussi des soucis. Même les banques suédoises, situées dans un pays considéré comme très solide, ne pourraient pas survivre à une hausse majeure des taux d’intérêt. La Suède emprunte plus que la plupart des pays européens, toutes proportions gardées.

Mario Draghi le sait et va devoir bientôt leur venir en aide. La déflation en Europe est déjà un gros problème vu que les pays empruntent encore plus en raison des faibles taux d’intérêt. La dette augmente, et le risque avec. Cette situation va provoquer une grande opération de renflouement mondial, à laquelle les épargnants seront contraints et forcés de participer pour éponger les pertes des banques.

L’Allemagne vient d’approuver ce mode de règlement des crises bancaires, ainsi que le Canada. Nous allons bientôt revivre une crise similaire à celle de 2008. Mais cette fois, ce ne sont pas les gouvernements qui prendront le premier coup, mais les épargnants. Après quoi les gouvernements devront de toute façon intervenir, car les dépôts des épargnants ne seront pas suffisants pour couvrir les pertes des banques lorsque le quadrillion de produits dérivés explosera.

Dans de nombreux pays, les marchés actions sont toujours à des niveaux ridiculement élevés. Aux États-Unis, par exemple, il y a de moins en moins de gens qui travaillent, tandis que le pouvoir d’achat n’a pas vraiment augmenté depuis 30 ans. Les USA ont également de gros déficits et une dette élevée, alors que leur PIB est en baisse. Est-ce le signe d’une économie en croissance ? Certainement pas. Les investisseurs vont bientôt le découvrir en enregistrant des pertes douloureuses.

Lorsque la Fed aura mis fin à son QE en octobre et arrêtera d’acheter des obligations, les marchés actions et du crédit vont s’effondrer. Mais ce crash pourrait avoir lieu avant octobre. L’un des indicateurs clés de ce crash sera un déclin significatif du dollar. Le dollar est faible aussi bien sur les fondamentaux que sur les indicateurs techniques.

En tant que monnaie de réserve, le dollar n’est adossé à rien, si ce n’est à de la dette. La loi FATCA ainsi que les attaques des autorités américaines contre les banques étrangères vont accélérer la chute du dollar. Après l’amende de 9 milliards infligée à la BNP, c’est désormais Commerzbank et Deutsche Bank qui sont dans le collimateur.

La Russie, la Chine, l’Inde et bien d’autres pays se détournent désormais du dollar. Les pays européens vont suivre. Sommes-nous en train d’assister en direct à la fin du dollar ? Ces changements ne se font pas du jour au lendemain, mais nous allons bientôt assister à un revirement spectaculaire. Les investisseurs étrangers n’auront plus aucun intérêt de posséder des dollars, et les Américains vont voir le billet vert tout-puissant se dévaluer, surtout par rapport à l’or.

C’est pourquoi la situation d’aujourd’hui est tout de même différente de celle de 2008, car cette fois il n’y aura plus d’injection de trillions de dollars. Ou plutôt cela aura lieu, mais ce sera inutile, alors que la valeur des devises s’effondrera.

KWN a fait un travail d’information fantastique sur le marché de l’or. Le métal jaune est détesté des gouvernements occidentaux car il met en lumière leurs politiques désastreuses et la destruction du pouvoir d’achat opéré par les devises papier. L’Occident n’a quasi plus d’or. Dans cette bataille finale, l’Occident jouera son va-tout en créant de la masse monétaire à tour de bras, mais ce sera inutile.

Hier, nous avons assisté à une nouvelle hausse de l’or et de l’argent, nouvelle preuve que le plus bas a été atteint en juin. Je m’attends à un gros mouvement aussi d’ici la fin juillet. Nous pourrions assister à une pause en août jusqu’à l’automne, pour assister ensuite à la reprise de la hausse, qui permettra alors de battre un nouveau reco

L’Allemagne donne son feu vert à la confiscation partielle des dépôts en cas de faillite bancaire

Ces dernières semaines, 2 grandes banques se sont retrouvées en difficulté en Europe. C’est pourquoi le vieux continent s’active afin de définir, en s’inspirant de l’exemple chypriote, les modalités qui seront utilisées pour sauver les banques.

Compte En Banque ConfiscationEt comme ce fut le cas avec Chypre, les épargnants seront mis à contribution. Le système bancaire reste très fragile en Europe. Nous en avons eu encore la preuve ces derniers jours avec Erste Bank (source), la plus grosse banque autrichienne (oui, dans l’une des rares dernières Nations à être notées AAA) qui a dû augmenter de 40 % ses provisions à causes de remboursements de prêts qui risquent de ne pas être honorés, ainsi que la banque portugaise Banco Espirito Santo SA, qui a été incapable de payer les porteurs de ses obligations à court terme (source).

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que nos gouvernants préparent le cadre qui leur permettra de taper dans vos économies pour renflouer le secteur bancaire. L’Allemagne, dernier pays européen solide, avait tout intérêt à pousser pour mettre en place ce genre de résolution des crises bancaires si elle ne veut pas mettre la main au portefeuille pour toute l’Europe. Et c’est exactement ce qu’elle est en train de faire, comme expliqué dans ce papier du Wall Street Journal :

« Mercredi dernier, le cabinet allemand a approuvé le plan qui forcera les créditeurs à sauver les banques de la faillite à partir de 2015, soit un an plus tôt que le délai imposé par l’Europe, qui a concocté un plan similaire. (…) »

Cet article rapporte les propos du Ministre des Finances allemand qui, de façon très hypocrite, indique dans le document que s’est procuré le  WSJ : « Cela permettra de s’assurer qu’en temps de crise, ce sont surtout les propriétaires et les créditeurs (de la banque en difficulté) qui devront contribuer pour résoudre la crise, et non les contribuables. »

Hypocrisie car créditeur = tout possesseur d’un compte dans cette banque… soit les contribuables. En fait, ce ne sont pas les contribuables qui devront mettre la main à la poche (ou plutôt à qui on fera les poches), mais ceux qui auront  eu la malchance d’être client d’une banque en difficulté !

D’où nos conseils : évitez de garder trop d’argent à la banque, essayez de ventiler vos économies dans plusieurs banques pour réduire les risques et conservez une partie de votre patrimoine en métaux précieux. Ceux-ci doivent absolument se trouver en dehors du système bancaire, donc soit chez vous, soit via un service de garde indépendant des banques

De nouveaux signes annonciateurs de la fin du dollar

Les jours du billet vert sont comptés. Non seulement le dollar ne restera pas ad vitam aeternam la monnaie de réserve internationale quoi qu’il arrive, mais le gouvernement américain voudrait accélérer sa chute qu’il n’agirait pas autrement.

Yuan-Dollar-Devise-Reserve-Londres

Cela a commencé avec les « sanctions » contre la Russie, qui ont encouragé ce pays à se détourner du dollar pour échanger avec ses partenaires en utilisant leur propre devise. Les États-Unis s’en sont ensuite pris à la France en infligeant à la BNP une amende monstre pour une infraction similaire à celle commise par des banques américaines, qui n’ont évidemment pas été punies de la même façon.

Mais les États-Unis ne se sont pas arrêtés là, décidant cette fois de s’en prendre à l’Allemagne, à la Commerzbank et la Deutsche Bank, qui risquent de recevoir le même « traitement de faveur » que la BNP. De quoi exacerber les tensions avec l’Allemagne, toujours courroucée par le scandale de la mise sur écoute d’Angela Merkel, sans parler du rapatriement de son or qui s’éternise.

Les déclarations en France encourageant à se détourner du dollar se sont multipliées ces derniers jours. C’est ainsi que le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a déclaré sur BFM/Bloomberg que l’affaire de la BNP pourrait pousser de nombreuses sociétés à ne plus utiliser le dollar pour leurs transactions internationales, car cette affaire laissera des marques.

Le PDG de Total a, quant à lui, déclaré que le dollar n’était pas indispensable pour le commerce du pétrole. Selon Stephen Leeb, interviewé par KWN , « les Européens n’auraient jamais osé faire de telles déclarations il y a seulement un ou 2 ans de cela. »

C’est également le signe que l’or risque de rejouer un rôle important dans le nouveau l’ordre monétaire qui sera instauré après la fin du dollar tel que nous le connaissons, vu que la Russie et la Chine accumulent le métal afin d’augmenter la solidité de leur propre devise, et favoriser ainsi leur internationalisation.

Leeb ajoute qu’« un gros producteur d’or russe, Polyus Gold, est en pourparlers avec les Chinois pour que ceux-ci investissent, car ils ont besoin d’argent frais pour produire leur or. Polyus exploite l’un des gisements d’or les plus importants du monde, ils se sont tournés vers les Chinois pour leur financement. Je crois que la Chine va fournir des fonds, et qu’elle recevra en échange d’une participation. Il sera intéressant de voir quel sera le mode de remboursement : via des roubles, des yuans ou de l’or. Je mets ma main à couper que les Chinois seront payés en or physique. »

De quoi brouiller encore plus les pistes pour ceux qui souhaitent calculer les réserves réelles d’or de la Chine, alors que le métal jaune, en plus de transiter via Hong Kong, entre également dans l’empire du Milieu via Shanghai et maintenant la Russie. En se préparant à la fin du dollar, et à jouer un rôle actif dans le nouveau système monétaire post-dollar.