Archive for mars 2014

La puissance de l’Or

Titre original : « Gold and Economic Freedom ». D’abord paru dans The Objectivist de juillet 1966 puis dans in Ayn Rand et al. : Capitalism : The Unknown Ideal. New York : New American Library, 1967. Traduit par François Guillaumat.

 

Un antagonisme presque hystérique à l’encontre de l’étalon or est ce qui unit les étatistes de toute livrée. On dirait qu’ils sentent peut-être plus clairement et plus subtilement que bien des défenseurs cohérents du laissez-faire – que l’or et la liberté économique sont inséparables, que l’étalon or est un instrument du laissez-faire et que l’un implique et nécessite l’autre.

Pour comprendre la source de leur hostilité, il faut d’abord comprendre le rôle spécifique de l’or dans une société libre.

La monnaie est le dénominateur commun de toutes les transactions marchandes. C’est la marchandise qui sert de moyen d’échange, qui est universellement acceptable comme paiement de leurs biens et services par les parties prenantes à une économie, et peut donc servir comme repère de la valeur marchande et comme réserve de valeur, c’est-à-dire comme moyen d’épargne.

L’existence d’une telle marchandise est une condition préalable à l’existence d’une économie de division du travail. Si les hommes n’avaient pas un produit ayant une valeur objective et généralement acceptable comme monnaie, ils devraient avoir recours à un troc primitif, seraient forcés de vivre dans des fermes autosuffisantes et de renoncer aux avantages inestimables de la spécialisation. Si les hommes n’avaient aucun moyen d’accumuler de la valeur, c’est-à-dire d’épargner, ni les plans à long terme ni l’échange ne seraient possibles.

L’instrument d’échange qui sera acceptable par tous les participants à une économie n’est pas déterminé arbitrairement. Pour commencer, il faut que ce moyen d’échange soit durable. Dans une société primitive de petits moyens, le blé pourrait être suffisamment durable pour jouer ce rôle d’instrument, car tous les échanges n’auraient lieu que durant la moisson et immédiatement après elle, ne laissant aucun surplus de valeur à stocker. Mais là où les considérations de stockage de la valeur sont importants, comme dans des sociétés plus riches, plus civilisées, il faut que le moyen d’échange soit un produit durable, en général métallique. On choisit généralement un métal, parce qu’il est homogène et divisible : chacune de ses unités peut être identique à l’autre, et on peut le fondre ou le frapper dans n’importe quelle quantité.

Plus important, il faut que la marchandise choisie comme instrument d’échange soit un bien de luxe. Le désir humain pour le luxe est illimité, de sorte qu’il y aura toujours une demande pour les biens de luxe, qui seront toujours acceptables. Le blé est un luxe dans les civilisations mal nourries, mais pas dans une société prospère. Les cigarettes, normalement, ne servent pas de monnaie, mais elles l’ont fait en Europe à la suite de la deuxième guerre mondiale. Le terme de « bien de luxe » implique la rareté et une grande valeur à l’unité. Ayant une grande valeur à l’unité, un tel bien est facile à porter. Par exemple, une once d’or vaut une demi-tonne de fonte.

Au cours des premières étapes du développement d’une économie monétaire, il est possible que plusieurs instruments d’échange soient utilisés en même temps, un grand nombre de marchandises pouvant satisfaire aux conditions précitées. Cependant, l’une d’entre elles finira progressivement par remplacer les autres. Les préférences quant à ce qu’il convient de détenir comme réserve de valeur se porteront sur la marchandise la plus acceptable, ce qui contribuera à son tour à la rendre encore plus acceptable. Le report se fait progressivement, jusqu’à ce que cette marchandise soit devenue le seul instrument d’échange. L’emploi d’un instrument unique est hautement avantageux, pour la même raison qui fait qu’une économie monétaire est supérieure à une économie de troc : cela rend possibles les échanges à une incomparablement plus grande échelle.

Savoir si cet instrument unique est l’or, l’argent, les coquillages, le bétail ou le tabac est un choix ouvert : cela dépend du contexte et du niveau de développement d’une économie donnée. En fait, tous ont été utilisés, à un moment ou à un autre, comme instruments d’échange. Au cours même de ce siècle, deux marchandises principales, l’or et l’argent, ont été utilisées comme instruments d’échange internationaux, l’or devenant finalement dominant. L’or, avec ses emplois artistiques et fonctionnels, relativement rare, a toujours été considéré comme un bien de luxe. Il est durable, transportable, homogène, divisible, et possède donc des avantages notables sur tous les autres instruments d’échange. Depuis le début de la première guerre mondiale, c’est pratiquement le seul instrument d’échange international.

Si tous les biens et services devaient être payés en or, il serait difficile de régler les montants élevés, et cela entraverait l’extension de la division du travail et de la spécialisation dans la société. Ainsi, la conséquence logique de la création d’un instrument d’échange est le développement d’un système bancaire et d’instruments de crédit (billets de banque et dépôts) qui sont convertibles en or et lui servent de substitut.

Un système de banque libre fondé sur l’or est capable de faire du crédit et ainsi de créer des billets de banque et des dépôts, en réponse aux besoins de production de l’économie. Le paiement d’intérêt incite les individus propriétaires de l’or à en faire le dépôt dans une banque (dépôt sur lequel ils peuvent tirer des chèques). Cependant, comme il est rare que les déposants désirent tous retirer leur or au même moment, le banquier n’a besoin de conserver qu’une partie de cet or en réserves. Cela permet au banquier de prêter au-delà du montant déposé en or (ce qui veut dire qu’il détient des créances en or et non de l’or en garantie de ses dépôts). Cependant, le montant des prêt qu’il peut faire n’est pas arbitraire : il est tenu de l’estimer en fonction avec ses réserves et de l’état de ses investissements.

Lorsque les banques prêtent de l’argent pour financer des entreprises productives et rentables, les prêts sont rapidement remboursés et le crédit bancaire demeure généralement disponible. Mais lorsque les entreprises financées par le crédit bancaire sont moins rentables et plus difficilement remboursables, les banquiers se rendent vite compte que leurs prêts sont excessifs relativement à leurs réserves en or, et ils commencent à freiner leurs nouveaux prêts, généralement en exigeant des taux d’intérêt plus élevés. Cela tend à restreindre le financement de nouveaux projets et exige des emprunteurs existants qu’ils accroissent leur rentabilité s’ils veulent obtenir du crédit pour de nouvelles extensions. Ainsi, sous le régime de l’étalon-or, un système de banque libre apparaît dans une économie comme le protecteur de la stabilité et d’une croissance économique équilibrée.

Lorsque tous les pays, ou la plupart d’entre eux, acceptent l’or comme leur instrument d’échange, un étalon-or international libre d’entraves contribue à promouvoir le commerce international le plus étendu et la plus large division du travail. Alors même que les unités d’échange (le dollar, la livre, le franc) sont différentes d’un pays à l’autre, lorsque toutes sont définies en termes d’une masse d’or les économies des différentes nations se comportent comme une seule – aussi longtemps qu’il n’y a pas de restrictions sur les échanges ni sur les mouvements de capitaux. Le crédit, les taux d’intérêt, les prix ont tendance à évoluer de la même manière dans tous les pays. Par exemple, si les banques d’un pays accroissent trop largement leurs crédits, les taux d’intérêt diminuent dans ce pays, ce qui pousse les déposants à transférer leur or dans des banques qui paient davantage dans les autres pays. Cela créera immédiatement une insuffisance de réserves bancaires dans le pays « expansionniste », imposant des normes plus strictes d’attribution des crédits et une remontée des taux d’intérêts au niveau concurrentiel.

Un système bancaire entièrement libre et un étalon-or pleinement homogène n’ont toujours pas été réalisés. En revanche, avant la première guerre mondiale, le système bancaire des Etats-Unis (et dans la plupart du monde) était fondé sur l’or, et même si les hommes de l’Etat intervenaient de temps en temps, le système bancaire était plus libre que contrôlé. De temps en temps, à cause d’une trop rapide expansion de crédit, les banques prêtaient au-delà de leur limite de réserves en or, les taux d’intérêt s’élevaient fortement, les nouvelles attributions de crédit étaient interrompues, et l’économie subissait une récession brutale, mais de courte durée (comparées aux récessions de 1920 et 1932, les ralentissements de l’activité d’avant 1914 étaient vraiment très bénins). C’était la limite aux réserves en or qui stoppait les expansions déséquilibrées de l’activité productive, avant qu’elles ne puissent se changer dans le type de désastre qu’on a connus après la première guerre mondiale.  Les périodes de réajustement étaient courtes et les économies recouvraient rapidement une base saine pour reprendre l’expansion.

Malheureusement, on avait commis l’erreur de prendre le processus d’assainissement pour la maladie même : si c’est le manque de réserves bancaires qui cause un ralentissement de l’activité – prétendaient les interventionnistes – pourquoi ne pas trouver un moyen d’en fournir davantage, de sorte que les banques n’aient jamais à en manquer ! Si les banques pouvaient continuer d’accroître leurs crédits indéfiniment, prétendait-on, on n’aurait plus jamais à souffrir des récessions. C’est ainsi que le Système de Réserve Fédérale fut institué en 1913. Il était fait de douze banques régionales de Réserve Fédérale nominalement possédées par des banquiers privés, mais en fait voulues, contrôlées et soutenues par les hommes de l’Etat. Le crédit accordé par ces banques est en pratique (même s’il ne l’est pas légalement) garanti par le pouvoir d’imposer du gouvernement fédéral. Techniquement, nous conservions l’étalon-or. Les particuliers étaient libres de posséder de l’or, et l’or servait toujours de réserve pour les banques. Mais en outre, en plus de l’or, le crédit accordé par les banques de la Réserve Fédérale (les « réserves de papier ») pouvaient servir de monnaie légale pour payer les déposants.

Lorsque l’activité aux Etats-Unis connut un léger ralentissement en 1927, la Réserve Fédérale créa davantage de réserves de papier dans l’espoir de prévenir toute insuffisance de réserves bancaires. Plus désastreuse, cependant, fut l’aide que la Réserve Fédérale tenta d’apporter à la Grande-Bretagne dont l’or fuyait aux Etats-Unis parce que la Banque d’Angleterre refusait de monter les taux d’intérêt comme l’exigeaient les conditions du marché (c’était politiquement inopportun). Le raisonnement des autorités impliquées était le suivant : si la Réserve Fédérale injecte des réserves supplémentaires dans le système bancaire américain, les taux d’intérêt aux Etats-Unis tomberont à un niveau comparable à ceux de la Grande-Bretagne ; cela contribuera à stopper les pertes d’or de la Grande-Bretagne et lui épargnera l’inconvénient politique d’avoir à remonter les taux.

Le but de la « Fed » fut atteint : elle réussit à arrêter la perte d’or, mais s’arrangea en même temps pour quasiment détruire les économies du monde entier. L’excès de crédit que la Fed injectait dans l’économie se déversait sur les marchés financiers, y provoquant une fantastique hausse spéculative. Avec retard, les responsables de la Réserve Fédérale tentèrent d’éponger les réserves en excès et réussirent finalement à freiner la hausse. Mais c’était trop tard : dès 1929 les déséquilibres spéculatifs étaient devenus si écrasants que cette tentative provoqua un reflux rapide et une démoralisation des entrepreneurs. Et l’économie américaine s’effondra. La Grande-Bretagne s’en tira encore plus mal, et plutôt que de subir les conséquences de sa folie passée, elle abandonna tout à fait l’étalon-or en 1931, détruisant ce qui restait de la confiance et déclenchant des faillites en cascade dans le monde entier. L’économie du monde s’enfonça dans la grande dépression des années 1930.

Avec une logique qui rappelait celle de la génération précédente, les étatistes prétendirent que l’étalon-or était largement responsable de la débâcle du crédit qui avait conduit à la grande dépression. Ils firent valoir que si l’étalon-or n’avait pas existé, l’abandon de ses paiements d’or par la Grande-Bretagne n’aurait pas provoqué ces faillites bancaires dans le monde entier (l’ironie était que, depuis 1913, nous n’étions plus dans un système d’étalon-or, mais dans ce qu’on pourrait appeler un semi-étalon-or ; mais c’est à l’or qu’on a fait porter le chapeau).

Cependant, l’opposition à l’or comme étalon monétaire sous quelque forme que ce soit – venant d’un nombre croissant de partisans de l’Etat-providence – était inspirée par une idée bien plus subtile : par la compréhension du fait que l’étalon-or est incompatible avec un déficit budgétaire chronique (qui caractérise l’Etat-providence). Débarrassé de son jargon universitaire, Etat-providence n’est absolument rien d’autre qu’un mécanisme par lequel les hommes de l’Etat confisquent la richesse des membres productifs de la société pour financer un grand nombre de combines redistributives. Une bonne par de cette confiscation se fait par l’impôt. Mais les étatistes se sont vite rendus compte que s’ils voulaient rester au pouvoir, il leur fallait limiter l’imposition visible et avoir recours à des déficits budgétaires massifs, c’est-à-dire emprunter l’argent, en émettant des obligations d’Etat, pour financer des dépenses « sociales » à grande échelle.

Sous un régime d’étalon-or, le montant de crédit qu’une économie peut soutenir est déterminé par les actifs réels de cette économie : tout instrument de crédit est en dernière analyse une créance sur quelque actif réel. mais les obligations d’Etat ne sont pas adossées à une richesse réelle : ce n’est qu’une promesse faite par les hommes de l’Etat de rembourser sur les recettes fiscales à venir, et les marchés financiers ne peuvent pas facilement l’absorber. On ne peut vendre au public une quantité massive de bons du Trésor qu’à des taux d’intérêt de plus en plus élevés. De sorte que le déficit budgétaire est sérieusement limité dans un système d’étalon-or.

L’abandon de l’étalon-or permettait aux étatistes de se servir du système bancaire pour une expansion illimitée du crédit. Ils ont créé des réserves de papier, sous forme d’obligations d’Etat, que les banques – par une suite d’étapes compliquées – acceptent comme s’il s’agissait d’actifs réels et traitent comme s’il s’agissait de dépôts authentiques, c’est-à-dire comme l’équivalent de ce qu’était autrefois un dépôt en or. Le détenteur d’une obligation d’Etat ou d’un dépôt bancaire créé à partir de réserves de papier s’imagine qu’il a une créance valable sur un actif réel. mais le fait est qu’il y a maintenant davantage de créances distribuées que d’actifs existants.

On ne triche pas avec la loi de l’offre et de la demande. A mesure que l’offre de monnaie (de créances) augmente relativement au stock de biens réels dans l’économie, il faut que les prix finissent par monter. De sorte que les revenus épargnés par les membres productifs de la société perdent de la valeur en termes de biens. Lorsqu’on finit par boucler les comptes de l’économie, on se rend compte que cette perte de valeur représente les produits achetés par les hommes de l’Etat à des fins redistributives ou autres avec l’agent des obligations d’Etat financées par l’expansion du crédit bancaire.

En l’absence d’un étalon-or, il n’existe aucun moyen de protéger l’épargne contre la confiscation par l’inflation. Il n’existe aucune réserve de valeur fiable. S’il y en avait une, il faudrait que les hommes de l’Etat déclarent sa détention illégale, comme ils l’ont fait dans le cas de l’or.  Si tout le monde décidait, par exemple de convertir tous ses dépôts bancaires en argent, ou en cuivre ou dans toute autre marchandise, et refusait ensuite d’accepter des chèques en paiement d’autres produits, les dépôts bancaires perdraient leur pouvoir d’achat et le crédit bancaire créé par les hommes de l’Etat deviendrait sans valeur comme moyen d’obtenir des biens. La politique financière de l’Etat-providence nécessite par conséquent qu’il n’existe aucun moyen de se protéger pour les détenteurs de richesses.

Voilà donc le minable secret de ces tirades étatistes contre l’or. Le déficit budgétaire n’est rien d’autre qu’une combine pour confisquer la richesse sans en avoir l’air. L’or apparaît comme le gêneur dans cet insidieux processus. Comme le protecteur des Droits de propriété. Si on saisit cela, on n’a aucune peine à comprendre la haine des étatistes à l’encontre de l’étalon-or.

 

 

Dr. Alan Greenspan, PhD, 1966

Président du système de la Réserve Fédérale

1987 à 2006

L’oncle Sam prépare Armaggedon

Soumis par denissto le mar, 25/03/2014 – 09:45

Vous avez aimé le réveil de l’ours?

Le grand livre évoque souvent la parabole de celui qui pour éviter le loup se jette dans la gueule de l’ours. Le monde se partage en ce moment entre une immense majorité de tittytain’mens préocupés par une actualité insipide ou électorale , ce qui reviens au même et une maffia mondiale qui se prépare a s’entredéchirer, quitte a servir le diable lui-même, pour avoir la plus grosse part d’un monde déshumanisé.

Le monde occidental s’enfonce dans le ridicule, a la remorque des américains, dans une dialectique pitoyable sur les derniers évènements en Ukraine et en Crimée. Ce vernis d’humanisme, de libéralisme, a la sauce laïc-égalitaire a engendré deux monstres sur la ruine des anciennes sociétés européennes chrétiennes: capitalisme et communisme qui ne sont que les deux faces d’une même farce.

A l’est Poutine a protégé les oligarques qui ont pillé l’URSS sous l’ère Eltsine, a l’ouest 85 milliardaires sont aussi riches que 3 milliards d’individus sur la terre, et toutes les officines de l’ONU ne sont qu’à leur service. Pendant ce temps, c’est le Hezbollah qui se retrouve en charge de protéger les chrétiens de Syrie contre les extrémistes takfiri armés par les occidentaux!

La Turquie vient de s’inviter dans la bataille de Syrie,

L’implication turque dans les combats à Kassab où des blindés et l’artillerie turque offrent un feu de soutien aux rebelles infiltrés en Syrie à partir du territoire turc a été très vivement ressentie par les arméniens de Syrie et l’Arménie. Kassab, en Syrie est un pays arménien et le bellicisme turc n’est pas sans rappeler le génocide arménien de 1915 perpétré par les Ottomans dont Erdögan se veut l’héritier.

Le Président arménien Serzh Sargsyan a téléphoné au Président syrien Bashar Al-Assad pour le remercier sur les efforts fournis par la Syrie pour protéger les communautés arméniennes de la région de Kassab.

Les « rebelles » dans la région de Kassab sont désormais équipés de chars américains de type M48 et M60 américains, soutenus par l’artillerie Turque, et disposent de missiles sol-air. En ce moment une escadre Russe vient de quitter Tartous et fait route vers Lattaquié!

Pendant ce temps, alors que les forces Syriennes sont occupés dans le nord, les américains et Israël préparent une contre attaque par le sud, depuis la Jordanie via la région de Deraa…………..rendez vous a tous dans les plaines de Meggido, sur les chemins de Damas.

La crise financière, c’est le talon d’Achille de l’occident, Poutine le sait très bien; il en connait les raisons, les buts, les protagonistes:

La crise financière savamment orchestré qui mène le monde à la ruine a démontré d’une façon inquiétante qu’ils n’ont plus besoin de cacher leur indécence, qu’ils ne reculeront plus. Il faut une rare mauvaise fois, ou une ignorance crasse, pour ne pas avoir remarqué combien les événements économiques et géopolitiques depuis plusieurs décennies ont été téléguidés par des groupuscules de pouvoir, au service d’une infime minorité oligarchique.

Sept milliards d’esclaves aurait pu suffire à ce troupeau de vautours, malheureusement les progrès techniques rendent obsolète trop de personnes toutes inutiles à leurs yeux, puisqu’ ils sont utilitariste et qu’un homme ne vaut que pour ce qu’il produit. Leur avenir ainsi diffère en peu de choses à celui des bœufs après l’apparition du tracteur.

D’aucuns peuvent s’imaginer qu’ils vont jouir de ce qu’ils ne produisent pas , dont ils n’ont pas besoin, qu’ils achètent avec de l’argent qu’ils inventent jusqu’à l’éternité…………et que le diable n’existe pas………..L’apocalypse révélé a St Jean a donné rendez vous a tout ce petit monde dans les plaines de Meggido, et tous s’y dirige avec célérité. Les illusions de puissance se mesurent en $, en roubles, bientôt elles ne pèseront pas cher!

il est minuit braves gens, dormez.

Denissto

Jim Rickards: Notre système monétaire est instable et il va s’effondrer

Dans une de ses dernières interviews, Jim Rickards, auteur du nouveau livre  » La mort de l’argent « , explique sur la chaîne de télévision néerlandaise RTL pourquoi il croit que le système monétaire va s’effondrer. Ceci est bien sûr rien de nouveau pour les lecteurs de notre site. Nous avons écrit à propos de ses observations Rickards et projections dans de nombreux articles dans les dernières années (par exemple, la plupart issue probable est toujours une Collapse monétaire , Jim Rickards décrit quatre scénarios avenir monétaire , système devise mondiale s’achemine vers la catastrophe ). Cependant, il fait un certain nombre de points intéressants et apporte quelques nouvelles idées que nous avons ne sont pas couverts auparavant.

Pourquoi l’or du pays n’est pas sûr à New York:

Je pense que ce n’est pas sûr. Il est physiquement fort, mais le gouvernement américain pourrait voler. Si vous avez une panique financière et il ya un effondrement du dollar, et le gouvernement américain estime nécessaire de soutenir le dollar d’or pour rétablir la confiance, il ya un risque que les Etats-Unis de confisquer l’or. Le gouvernement américain souhaite ajouter que l’offre d’or des États-Unis, créer un nouveau dollar de l’or soutenu, se tourner vers les pays (si les Pays-Bas, l’Italie ou la France) avec un certificat et disent qu’ils pourraient obtenir leur or de retour dans le nouveau système. C’est ce que je veux dire avec ré-écrire les règles du jeu.

Pourquoi le déclencheur pour le système monétaire de l’effondrement n’est pas pertinent:

Vous ne savez jamais. Pensez à une avalanche. Vous avez une montagne avec un paquet de neige. Voici un flocon de neige, il dérange un peu plus de flocons, alors vous avez un toboggan, un effondrement, l’avalanche descend et tue un grand nombre de personnes. Qu’est-ce que vous blâmer? Êtes-vous blâmez le flocon de neige ou l’instabilité du système? Le flocon de neige est pertinent, il aurait pu être la suivante ou la précédente. Ce qui importe est l’instabilité du système. Ce que vous devez étudier l’instabilité du système. Si vous obtenez ce droit, vous serez en mesure de voir l’effondrement à venir. Le déclencheur est vraiment pertinent. Un déclencheur pourrait être l’échec d’une entreprise (pensez à MF Global), l’échec d’un échange, une sorte de panique, une catastrophe naturelle, suicide d’une personne importante. Il n’a vraiment pas d’importance ce que c’est, ce qui compte est votre système est instable et il va s’effondrer.

Pourquoi l’Europe est la monnaie la plus forte dans le monde:

Bernanke a prononcé un discours en 2012 à Tokyo, où il parlait de la guerre des devises. Il a expliqué le problème des guerres de devises des 1930ies. À l’époque, la France d’abord dévalué, puis l’Angleterre dévalué, puis aux États-Unis dévalué, puis l’Angleterre et la France à nouveau. Il était donc séquentiel. Bernanke a déclaré que c’était le problème, c’était séquentiel. Ce que vous devez faire est de dévaluer tous en même temps. Tous les blocs économiques ont besoin d’imprimer de l’argent en même temps. Vous obtenez la facilité monétaire (la relance), mais pas la guerre des monnaies, car la valeur relative ne devrait pas changer grand-chose. Eh bien, c’est une erreur complète. Tout d’abord, il ne tient pas compte du reste du monde, comme les BRICS qui sont les perdants de la guerre des monnaies. Plus important encore, l’Europe refuse de jouer. Banque du Japon est l’impression, la Banque d’Angleterre est l’impression, la Banque de Chine est l’impression, l’Europe n’est pas l’impression que ça. C’est parce qu’ils essaient de maintenir une monnaie saine. L’Europe devient un aimant pour beaucoup de capitaux d’investissement à travers le monde. Un grand nombre de capitaux chinois vient vers l’Europe. L’euro est la monnaie la plus forte du monde et il devient plus fort.

Pourquoi l’intérêt commun du monde à maintenir le dollar n’est pas assez fort:

Qu’est-ce que les décideurs politiques américains font (Fed) est très imparfaite. Il est basé sur des modèles imparfaits et une mauvaise compréhension de la dynamique de l’économie. Europe, sous Draghi, la BCE et le leadership allemand, ont une bien meilleure compréhension de la façon dont l’économie fonctionne. Je tiens à dire que Angela Merkel est le seul chef d’Etat du monde qui sait comment l’économie fonctionne parce qu’elle n’est pas un économiste (elle est un scientifique).

Le dollar va passer par une perte très rapide de la confiance, tout comme l’avalanche que j’ai décrit. Vous ne savez pas exactement quand il vient, mais vous voyez venir en raison de l’accumulation de l’instabilité du système. Il y aura un besoin de rétablir la confiance. Par exemple, au cours des 5 dernières années, la Réserve fédérale américaine a imprimé plus de 3 milliards de dollars. Ils ont pris leur bilan de 800 milliards à plus de 4 milliards de dollars. C’est arrivé sans une crise de liquidité. Nous avons eu un en 2008, mais pas dans les 5 dernières années. Maintenant, ce qui se passerait si une crise de liquidité qui se passerait demain, la semaine prochaine ou l’année prochaine? Qu’est-ce que la Fed va faire? Prenez leur bilan à 8 milliards, soit 12 billions? Le point est, ils sont à la limite extérieure de ce qu’ils peuvent faire.

La prochaine fois qu’il ya une crise de liquidité, il sera plus grand que la Réserve fédérale, et le seul bilan propre dans le monde qui peut liquéfier le monde, est le FMI. Les gravures de la BCE d’euros, les estampes de dollars US de la Fed, le FMI peut imprimer de l’argent ainsi. Ils ont leur DTS qu’ils peuvent imprimer. La prochaine fois qu’il ya une crise de liquidité, le FMI devra imprimer DTS à reliquéfier le monde parce que tous les bilans des autres banques centrales vont maintenant être saccagé. Les Chinois et les autres ne permettra pas au FMI de le faire à moins d’obtenir une plus grande voix. Qu’est-ce que cela signifie est que le SDR remplacer le dollar comme monnaie de réserve. Qu’elle réussisse ou pas est une question distincte, parce que quand les gens ont perdu confiance dans le dollar, pourquoi seraient-ils avoir confiance dans le DTS?

Pourquoi cette fois c’est différent:

Cette fois, c’est différent parce que le système devient plus grande. Risque dans le système est une fonction exponentielle de l’échelle et la taille du système. Regardez en arrière à 2008. Nous avons entendu à l’époque que les banques étaient «trop grandes pour faire faillite. » Devinez quoi, les cinq plus grandes banques des États-Unis sont plus grands, ils ont un pourcentage plus élevé de l’actif total des banques, leurs livres dérivés sont beaucoup plus grandes. Donc, ce qui était «too big to fail» en 2008 est encore plus aujourd’hui. Cela signifie que la prochaine crise sera exponentiellement plus grand. La différence cette fois est qu’il sera plus grand que la Réserve fédérale américaine. La Fed a renfloué le monde la dernière fois qu’ils imprimés 3,5 millions de dollars. Mais ils ont aussi fourni des dizaines de milliers de milliards de dollars de lignes de swap à la BCE, ils ont fourni des dépôts bancaires et des fonds du marché monétaire, ils ont fait des milliards de dollars des opérations de sauvetage. Il a sauvé le système de s’aggraver à ce moment-là, il a fait de tronquer l’effondrement. Maintenant, ils n’ont pas beaucoup de puissance de feu plus. La prochaine crise sera plus grand que la Fed. Il conduira à un effondrement du dollar et un remplacement du dollar.

Rickards termine son interview en décrivant sa projection du nouveau monde monétaire. Il croit que la nouvelle monnaie de réserve mondiale pourrait être le DTS du FMI, mais il pourrait aussi être de l’or. Il pourrait également être une solution hybride: l’or en combinaison avec DTS. Dans les deux cas, les gens vont courir pour l’or. L’or n’est pas numérique, il n’est pas bitcoin, c’est la seule forme d’argent qui est réel. Le prix implicite de l’or dans ce monde sera 7000 $ par once ou peut-être même plus.

L’or et la liberte economique – Alan Greenspan – Juillet 1966

Un antagonisme presque hystérique à l’encontre de l’étalon or est ce qui unit les étatistes de toute livrée. On dirait qu’ils sentent peut-être plus clairement et plus subtilement que bien des défenseurs cohérents du laissez-faire – que l’or et la liberté économique sont inséparables, que l’étalon or est un instrument du laissez-faire et que l’un implique et nécessite l’autre.
Pour comprendre la source de leur hostilité, il faut d’abord comprendre le rôle spécifique de l’or dans une société libre.

 

La monnaie est le dénominateur commun de toutes les transactions marchandes. C’est la marchandise qui sert de moyen d’échange, qui est universellement acceptable comme paiement de leurs biens et services par les parties prenantes à une économie, et peut donc servir comme repère de la valeur marchande et comme réserve de valeur, c’est-à-dire comme moyen d’épargne.

 

L’existence d’une telle marchandise est une condition préalable à l’existence d’une économie de division du travail. Si les hommes n’avaient pas un produit ayant une valeur objective et généralement acceptable comme monnaie, ils devraient avoir recours à un troc primitif, seraient forcés de vivre dans des fermes autosuffisantes et de renoncer aux avantages inestimables de la spécialisation. Si les hommes n’avaient aucun moyen d’accumuler de la valeur, c’est-à-dire d’épargner, ni les plans à long terme ni l’échange ne seraient possibles.

 

L’instrument d’échange qui sera acceptable par tous les participants à une économie n’est pas déterminé arbitrairement. Pour commencer, il faut que ce moyen d’échange soit durable. Dans une société primitive de petits moyens, le blé pourrait être suffisamment durable pour jouer ce rôle d’instrument, car tous les échanges n’auraient lieu que durant la moisson et immédiatement après elle, ne laissant aucun surplus de valeur à stocker. Mais là où les considérations de stockage de la valeur sont importants, comme dans des sociétés plus riches, plus civilisées, il faut que le moyen d’échange soit un produit durable, en général métallique. On choisit généralement un métal, parce qu’il est homogène et divisible : chacune de ses unités peut être identique à l’autre, et on peut le fondre ou le frapper dans n’importe quelle quantité.

 

Plus important, il faut que la marchandise choisie comme instrument d’échange soit un bien de luxe. Le désir humain pour le luxe est illimité, de sorte qu’il y aura toujours une demande pour les biens de luxe, qui seront toujours acceptables. Le blé est un luxe dans les civilisations mal nourries, mais pas dans une société prospère. Les cigarettes, normalement, ne servent pas de monnaie, mais elles l’ont fait en Europe à la suite de la deuxième guerre mondiale. Le terme de « bien de luxe » implique la rareté et une grande valeur à l’unité. Ayant une grande valeur à l’unité, un tel bien est facile à porter. Par exemple, une once d’or vaut une demi-tonne de fonte.

 

Au cours des premières étapes du développement d’une économie monétaire, il est possible que plusieurs instruments d’échange soient utilisés en même temps, un grand nombre de marchandises pouvant satisfaire aux conditions précitées. Cependant, l’une d’entre elles finira progressivement par remplacer les autres. Les préférences quant à ce qu’il convient de détenir comme réserve de valeur se porteront sur la marchandise la plus acceptable, ce qui contribuera à son tour à la rendre encore plus acceptable. Le report se fait progressivement, jusqu’à ce que cette marchandise soit devenue le seul instrument d’échange. L’emploi d’un instrument unique est hautement avantageux, pour la même raison qui fait qu’une économie monétaire est supérieure à une économie de troc : cela rend possibles les échanges à une incomparablement plus grande échelle.

 

Savoir si cet instrument unique est l’or, l’argent, les coquillages, le bétail ou le tabac est un choix ouvert : cela dépend du contexte et du niveau de développement d’une économie donnée. En fait, tous ont été utilisés, à un moment ou à un autre, comme instruments d’échange. Au cours même de ce siècle, deux marchandises principales, l’or et l’argent, ont été utilisées comme instruments d’échange internationaux, l’or devenant finalement dominant. L’or, avec ses emplois artistiques et fonctionnels, relativement rare, a toujours été considéré comme un bien de luxe. Il est durable, transportable, homogène, divisible, et possède donc des avantages notables sur tous les autres instruments d’échange. Depuis le début de la première guerre mondiale, c’est pratiquement le seul instrument d’échange international (1).

 

Si tous les biens et services devaient être payés en or, il serait difficile de régler les montants élevés, et cela entraverait l’extension de la division du travail et de la spécialisation dans la société. Ainsi, la conséquence logique de la création d’un instrument d’échange est le développement d’un système bancaire et d’instruments de crédit (billets de banque et dépôts) qui sont convertibles en or et lui servent de substitut.

 

Un système de banque libre fondé sur l’or est capable de faire du crédit et ainsi de créer des billets de banque et des dépôts, en réponse aux besoins de production de l’économie. Le paiement d’intérêt incite les individus propriétaires de l’or à en faire le dépôt dans une banque (dépôt sur lequel ils peuvent tirer des chèques). Cependant, comme il est rare que les déposants désirent tous retirer leur or au même moment, le banquier n’a besoin de conserver qu’une partie de cet or en réserves. Cela permet au banquier de prêter au-delà du montant déposé en or (ce qui veut dire qu’il détient des créances en or et non de l’or en garantie de ses dépôts). Cependant, le montant des prêt qu’il peut faire n’est pas arbitraire : il est tenu de l’estimer en fonction avec ses réserves et de l’état de ses investissements.

 

Lorsque les banques prêtent de l’argent pour financer des entreprises productives et rentables, les prêts sont rapidement remboursés et le crédit bancaire demeure généralement disponible. Mais lorsque les entreprises financées par le crédit bancaire sont moins rentables et plus difficilement remboursables, les banquiers se rendent vite compte que leurs prêts sont excessifs relativement à leurs réserves en or, et ils commencent à freiner leurs nouveaux prêts, généralement en exigeant des taux d’intérêt plus élevés. Cela tend à restreindre le financement de nouveaux projets et exige des emprunteurs existants qu’ils accroissent leur rentabilité s’ils veulent obtenir du crédit pour de nouvelles extensions. Ainsi, sous le régime de l’étalon-or, un système de banque libre apparaît dans une économie comme le protecteur de la stabilité et d’une croissance économique équilibrée (2).

 

Lorsque tous les pays, ou la plupart d’entre eux, acceptent l’or comme leur instrument d’échange, un étalon-or international libre d’entraves contribue à promouvoir le commerce international le plus étendu et la plus large division du travail. Alors même que les unités d’échange (le dollar, la livre, le franc) sont différentes d’un pays à l’autre, lorsque toutes sont définies en termes d’une masse d’or les économies des différentes nations se comportent comme une seule – aussi longtemps qu’il n’y a pas de restrictions sur les échanges ni sur les mouvements de capitaux. Le crédit, les taux d’intérêt, les prix ont tendance à évoluer de la même manière dans tous les pays. Par exemple, si les banques d’un pays accroissent trop largement leurs crédits, les taux d’intérêt diminuent dans ce pays, ce qui pousse les déposants à transférer leur or dans des banques qui paient davantage dans les autres pays. Cela créera immédiatement une insuffisance de réserves bancaires dans le pays « expansionniste », imposant des normes plus strictes d’attribution des crédits et une remontée des taux d’intérêts au niveau concurrentiel.

 

Un système bancaire entièrement libre et un étalon-or pleinement homogène n’ont toujours pas été réalisés. En revanche, avant la première guerre mondiale, le système bancaire des Etats-Unis (et dans la plupart du monde) était fondé sur l’or, et même si les hommes de l’Etat intervenaient de temps en temps, le système bancaire était plus libre que contrôlé. De temps en temps, à cause d’une trop rapide expansion de crédit, les banques prêtaient au-delà de leur limite de réserves en or, les taux d’intérêt s’élevaient fortement, les nouvelles attributions de crédit étaient interrompues, et l’économie subissait une récession brutale, mais de courte durée (comparées aux récessions de 1920 et 1932, les ralentissements de l’activité d’avant 1914 étaient vraiment très bénins). C’était la limite aux réserves en or qui stoppait les expansions déséquilibrées de l’activité productive, avant qu’elles ne puissent se changer dans le type de désastre qu’on a connus après la première guerre mondiale (3). Les périodes de réajustement étaient courtes et les économies recouvraient rapidement une base saine pour reprendre l’expansion.

 

Malheureusement, on avait commis l’erreur de prendre le processus d’assainissement pour la maladie même : si c’est le manque de réserves bancaires qui cause un ralentissement de l’activité – prétendaient les interventionnistes – pourquoi ne pas trouver un moyen d’en fournir davantage, de sorte que les banques n’aient jamais à en manquer ! Si les banques pouvaient continuer d’accroître leurs crédits indéfiniment, prétendait-on, on n’aurait plus jamais à souffrir des récessions. C’est ainsi que le Système de Réserve Fédérale fut institué en 1913. Il était fait de douze banques régionales de Réserve Fédérale nominalement possédées par des banquiers privés, mais en fait voulues, contrôlées et soutenues par les hommes de l’Etat. Le crédit accordé par ces banques est en pratique (même s’il ne l’est pas légalement) garanti par le pouvoir d’imposer du gouvernement fédéral. Techniquement, nous conservions l’étalon-or. Les particuliers étaient libres de posséder de l’or (4), et l’or servait toujours de réserve pour les banques. Mais en outre, en plus de l’or, le crédit accordé par les banques de la Réserve Fédérale (les « réserves de papier ») pouvaient servir de monnaie légale pour payer les déposants.

 

Lorsque l’activité aux Etats-Unis connut un léger ralentissement en 1927, la Réserve Fédérale créa davantage de réserves de papier dans l’espoir de prévenir toute insuffisance de réserves bancaires. Plus désastreuse, cependant, fut l’aide que la Réserve Fédérale tenta d’apporter à la Grande-Bretagne dont l’or fuyait aux Etats-Unis parce que la Banque d’Angleterre refusait de monter les taux d’intérêt comme l’exigeaient les conditions du marché (c’était politiquement inopportun). Le raisonnement des autorités impliquées était le suivant : si la Réserve Fédérale injecte des réserves supplémentaires dans le système bancaire américain, les taux d’intérêt aux Etats-Unis tomberont à un niveau comparable à ceux de la Grande-Bretagne ; cela contribuera à stopper les pertes d’or de la Grande-Bretagne et lui épargnera l’inconvénient politique d’avoir à remonter les taux.

 

Le but de la « Fed » fut atteint : elle réussit à arrêter la perte d’or, mais s’arrangea en même temps pour quasiment détruire les économies du monde entier. L’excès de crédit que la Fed injectait dans l’économie se déversait sur les marchés financiers, y provoquant une fantastique hausse spéculative. Avec retard, les responsables de la Réserve Fédérale tentèrent d’éponger les réserves en excès et réussirent finalement à freiner la hausse. Mais c’était trop tard : dès 1929 les déséquilibres spéculatifs étaient devenus si écrasants que cette tentative provoqua un reflux rapide et une démoralisation des entrepreneurs. Et l’économie américaine s’effondra. La Grande-Bretagne s’en tira encore plus mal, et plutôt que de subir les conséquences de sa folie passée, elle abandonna tout à fait l’étalon-or en 1931, détruisant ce qui restait de la confiance et déclenchant des faillites en cascade dans le monde entier. L’économie du monde s’enfonça dans la grande dépression des années 1930.

 

Avec une logique qui rappelait celle de la génération précédente, les étatistes prétendirent que l’étalon-or était largement responsable de la débâcle du crédit qui avait conduit à la grande dépression. Ils firent valoir que si l’étalon-or n’avait pas existé, l’abandon de ses paiements d’or par la Grande-Bretagne n’aurait pas provoqué ces faillites bancaires dans le monde entier (l’ironie était que, depuis 1913, nous n’étions plus dans un système d’étalon-or, mais dans ce qu’on pourrait appeler un semi-étalon-or ; mais c’est à l’or qu’on a fait porter le chapeau).

 

Cependant, l’opposition à l’or comme étalon monétaire sous quelque forme que ce soit – venant d’un nombre croissant de partisans de l’Etat-providence – était inspirée par une idée bien plus subtile : par la compréhension du fait que l’étalon-or est incompatible avec un déficit budgétaire chronique (qui caractérise l’Etat-providence). Débarrassé de son jargon universitaire, Etat-providence n’est absolument rien d’autre qu’un mécanisme par lequel les hommes de l’Etat confisquent la richesse des membres productifs de la société pour financer un grand nombre de combines redistributives. Une bonne par de cette confiscation se fait par l’impôt. Mais les étatistes se sont vite rendus compte que s’ils voulaient rester au pouvoir, il leur fallait limiter l’imposition visible et avoir recours à des déficits budgétaires massifs, c’est-à-dire emprunter l’argent, en émettant des obligations d’Etat, pour financer des dépenses « sociales » à grande échelle.

 

Sous un régime d’étalon-or, le montant de crédit qu’une économie peut soutenir est déterminé par les actifs réels de cette économie : tout instrument de crédit est en dernière analyse une créance sur quelque actif réel. mais les obligations d’Etat ne sont pas adossées à une richesse réelle : ce n’est qu’une promesse faite par les hommes de l’Etat de rembourser sur les recettes fiscales à venir, et les marchés financiers ne peuvent pas facilement l’absorber. On ne peut vendre au public une quantité massive de bons du Trésor qu’à des taux d’intérêt de plus en plus élevés. De sorte que le déficit budgétaire est sérieusement limité dans un système d’étalon-or.

 

L’abandon de l’étalon-or permettait aux étatistes de se servir du système bancaire pour une expansion illimitée du crédit. Ils ont créé des réserves de papier, sous forme d’obligations d’Etat, que les banques – par une suite d’étapes compliquées – acceptent comme s’il s’agissait d’actifs réels et traitent comme s’il s’agissait de dépôts authentiques, c’est-à-dire comme l’équivalent de ce qu’était autrefois un dépôt en or. Le détenteur d’une obligation d’Etat ou d’un dépôt bancaire créé à partir de réserves de papier s’imagine qu’il a une créance valable sur un actif réel. mais le fait est qu’il y a maintenant davantage de créances distribuées que d’actifs existants.

 

On ne triche pas avec la loi de l’offre et de la demande. A mesure que l’offre de monnaie (de créances) augmente relativement au stock de biens réels dans l’économie, il faut que les prix finissent par monter. De sorte que les revenus épargnés par les membres productifs de la société perdent de la valeur en termes de biens. Lorsqu’on finit par boucler les comptes de l’économie, on se rend compte que cette perte de valeur représente les produits achetés par les hommes de l’Etat à des fins redistributives ou autres avec l’agent des obligations d’Etat financées par l’expansion du crédit bancaire.

 

En l’absence d’un étalon-or, il n’existe aucun moyen de protéger l’épargne contre la confiscation par l’inflation. Il n’existe aucune réserve de valeur fiable. S’il y en avait une, il faudrait que les hommes de l’Etat déclarent sa détention illégale, comme ils l’ont fait dans le cas de l’or (5). Si tout le monde décidait, par exemple de convertir tous ses dépôts bancaires en argent, ou en cuivre ou dans toute autre marchandise, et refusait ensuite d’accepter des chèques en paiement d’autres produits, les dépôts bancaires perdraient leur pouvoir d’achat et le crédit bancaire créé par les hommes de l’Etat deviendrait sans valeur comme moyen d’obtenir des biens. La politique financière de l’Etat-providence nécessite par conséquent qu’il n’existe aucun moyen de se protéger pour les détenteurs de richesses.

 

Voilà donc le minable secret de ces tirades étatistes contre l’or. Le déficit budgétaire n’est rien d’autre qu’une combine pour confisquer la richesse sans en avoir l’air. L’or apparaît comme le gêneur dans cet insidieux processus. Comme le protecteur des Droits de propriété. Si on saisit cela, on n’a aucune peine à comprendre la haine des étatistes à l’encontre de l’étalon-or.

* Titre original : « Gold and Economic Freedom ». D’abord paru dans The Objectivist de juillet 1966 puis dans in Ayn Rand et al. : Capitalism : The Unknown Ideal. New York : New American Library, 1967. Traduit par François Guillaumat.

(1) Ecrit en 1966 [N.d.T.]
(2) Cf. George Selgin : La Théorie de la banque libre. Paris, Les Belles Lettres, 1991.
(3) Bien entendu, ces excès d’expansion de crédit étaient dus aux monopoles réglementaires ou exclusifs qui freinaient le processus d’ajustement, lequel est immédiat dans un système bancaire vraiment libre [N.d.T.].
(4) Le criminel Roosevelt confisqua en 1934 l’or de ses sujets en « échange » de ses billets de la sainte-farce [N.d.T.].
(5) Rappelons que l’indexation générale des contrats contre l’inflation a longtemps été interdite en France. Et les juges, dans tous les pays du monde, ont refusé de compenser la dépréciation monétaire. Cependant, la concurrence entre les monnaies nationales – désormais purement fiduciaires – est venue discipliner la conduite inflationniste des hommes de l’Etat. C’est donc partiellement en vain qu’ils ont renié leurs engagements et institué des monopoles : la concurrence finit toujours par reprendre ses droits. D’où la tentative de super-cartel et super-monopole monétaire Européen (la prétendue « union monétaire »), pour permettre aux castes étatiques de recouvrer leur pouvoir de faire de l’inflation en Europe [N.d.T.].

Bank run en Crimée ?

Par Egon von Gruyère Fondateur Matterhorn Asset Management

Les investisseurs doivent tenir compte des mouvements de prix en fonction des événements. Or a augmenté cette semaine sur l’Ukraine, et puis vers le bas aujourd’hui sur les emplois non agricoles. Investisseurs des métaux précieux doivent comprendre que les mouvements de prix à long terme pour l’or et l’argent n’ont rien à voir avec les faits.

 

L’or est à la hausse parce que les monnaies sont détruites par pratiquement tous les pays en raison de déficit budgétaire, les dettes, et l’impression de l’argent. Investisseurs des métaux précieux doivent donc tenir compte de ces mouvements à court terme. La tendance est claire et ne changera pas. Donc, il ne sera pas question ce qui se passe dans le monde politique ou économique.

 

En ce qui concerne les non-agricoles chiffres de l’emploi d’aujourd’hui, il devait être un bon chiffre. Les États-Unis avait pour contrer les mauvaises nouvelles Ukraine avec quelques bonnes chiffre du chômage. Mais ce qui est intéressant et important est que le dollar ne bougeait pas plus sur la création d’emplois fictifs de presse. Actuellement l’euro est un peu moins de 1,39, et le US Dollar Index se situe autour de 79,7. C’est ce que les investisseurs des métaux précieux doivent se concentrer sur.

 

La faiblesse du dollar indique que le 1 pour cent de mouvement dans l’or aujourd’hui sera de courte durée. Ce que les investisseurs doivent comprendre, c’est que le temps de protéger leur richesse est compté. L’Ukraine pourrait être le cas de cygne noir ou il pourrait y avoir une autre. Par conséquent, il est essentiel de posséder de l’or physique et se protéger contre les conséquences inévitables de la pagaille que le monde est en jeu. Vous devez vous demander si vous êtes prêt pour un tel effondrement. Si ce n’est pas, comme je l’ai dit, le temps est compté.

Deutsche Bank et la « manipulation » du fixing de l’or

Par Simone Wapler 06 mars 2014

L’histoire de l’enquête du fixing de l’or a l’air de sacrément enquiquiner Deutsche Bank qui s’offre un conseil (le cabinet Charles River Associates) qui aide ses clients à répondre « à des défis réglementaires et légaux pressants ».

Face aux secousses des marchés lundi, les bons du Trésor américain et l’or ont tous deux progressé. L’or qui avait fait une incursion à 1 350 $ l’once est ensuite descendue sous 1 340 $ l’once. Les rendements des bons du Trésor à 10 ans sont repassés de 2,60 à 2,70% (les rendements évoluent dans le sens inverse des prix).